Les autorités françaises souhaitent attirer les investisseurs français et européens dans la zone franc africaine, un marché potentiel de cent millions de consommateurs, au moment où les économies asiatiques connaissent une brutale décélération. Tablant sur la poursuite d’une embellie économique constatée quatre années de rang, elles souhaitent faire décoller l’investissement privé dans cette zone qui bénéficiera début 1999, en s’arrimant à l’euro, du pôle de stabilité que constitue l’Union monétaire européenne. Les responsables français basent pour cela sur un rapport officiel récent qui estime que la crise en Asie n’aura à court ou moyen terme qu’une incidence minime sur la croissance exponentielle des «éléphants» d’Afrique de l’Ouest (Côte-d’Ivoire, Gabon, Sénégal) ou celle, moins forte mais soutenue, des pays d’Afrique centrale. Sur la base de ce rapport réalisé par plusieurs organismes officiels français et annonçant le maintien de cette croissance, de l’ordre de 5% l’an depuis 1994, le gouvernement français souhaite voir les petites et moyennes entreprises (PME/PMI) françaises et européennes investir de façon significative dans les quatorze Etats de la zone africaine francophone. Il le dira le 1er octobre prochain, lors de la réunion annuelle des ministres français et africains de la zone franc à Paris, puis au cours d’un forum économique les 12 et 13 octobre, également à Paris, sous l’égide du ministre français des Finances, Dominique Strauss-Kahn, et de son collègue de la Coopération, Charles Josselin. Ce forum aura pour but de communiquer à ceux que rebute la mauvaise image globale de l’Afrique «l’excellence des paramètres économiques de la zone CFA». Le rapport officiel français, corroboré par les banques centrales de la zone franc, estime en substance que la crise asiatique actuelle «ne devrait avoir qu’une incidence limitée sur les pays de la zone franc», regroupés dans deux «marchés communs» l’UEMOA (Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest) et le CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale). Ce rapport précise que, même si, tendanciellement, les matières premières sont, depuis la mi-97, orientées à la baisse (—20% pour les matières premières industrielles, —10% pour les matières premières agricoles) en Afrique francophone de l’Ouest, les deux zones «restent sur un sentier de croissance favorable», de l’ordre de 4,7% en 1998 en zone UEMOA et de 4% en zone CEMAC. L’étude considère que, «dans ses contours actuels, la crise asiatique n’affectera que modérément les économies de la zone Franc. Son impact en termes de croissance peut être évalué à 0,5 point du PIB» (produit intérieur brut). (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les autorités françaises souhaitent attirer les investisseurs français et européens dans la zone franc africaine, un marché potentiel de cent millions de consommateurs, au moment où les économies asiatiques connaissent une brutale décélération. Tablant sur la poursuite d’une embellie économique constatée quatre années de rang, elles souhaitent faire décoller l’investissement privé dans cette zone qui bénéficiera début 1999, en s’arrimant à l’euro, du pôle de stabilité que constitue l’Union monétaire européenne. Les responsables français basent pour cela sur un rapport officiel récent qui estime que la crise en Asie n’aura à court ou moyen terme qu’une incidence minime sur la croissance exponentielle des «éléphants» d’Afrique de l’Ouest (Côte-d’Ivoire, Gabon, Sénégal) ou celle, moins...