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Actualités - Chronologie

Société Les revenus des ménages américains en hausse

La pauvreté est en très légère baisse aux Etats-Unis, et les revenus médians des ménages sont à la hausse pour la troisième année consécutive, autant de bonnes nouvelles dont s’est publiquement réjoui le président Bill Clinton. Selon un rapport annuel rendu public par le Bureau du recensement, la pauvreté touche toujours autant de personnes, 35,6 millions pour l’année 1997, mais le pourcentage de pauvres a très légèrement diminué depuis 1996, passant de 13,7% à 13,3% de la population. L’amélioration est plus nette chez les Noirs et les Hispaniques, et parmi la population des grandes villes. Parmi ces pauvres figurent 7,3 millions de familles, soit 10,3% de toutes les familles (contre 7,7 millions et 11% en 1996). Le seuil de pauvreté est fixé à 16.400 dollars annuels pour une famille de quatre personnes, et 12.802 dollars pour une famille de trois. Les revenus médians des foyers sont globalement en hausse de 1,9%, atteignant 37.005 dollars en 1997, contre 36.306 dollars en 1996, chiffres ajustés par rapport à l’inflation. Les disparités demeurent entières «La croissance de l’économie continue à accroître les revenus, à sortir des millions de personnes de la pauvreté et à augmenter les opportunités», s’est réjoui M. Clinton lors d’un discours dans les jardins de la Maison-Blanche. «Depuis 1993, tous les niveaux de revenus ont bénéficié de la croissance économique de notre pays», a-t-il insisté, mais les disparités entre riches et pauvres restent les mêmes. «Il n’y a pas eu de changement significatif en matière d’inégalités de revenus entre 1996 et 1997», a indiqué Daniel Weinberg, chef du bureau des statistiques du Bureau du recensement. Depuis trente ans, a-t-il précisé, «les riches deviennent plus riches, et les pauvres deviennent un peu plus riches», mais «pas aussi vite». «Cette inégalité est encore trop élevée» a indiqué M. Clinton. De la même façon, l’écart de revenus entre hommes et femmes n’a pas changé, et celles-ci continuent à gagner 75% de ce que gagnent les hommes. En 1997, les Noirs et les Hispaniques ont vu leur situation s’améliorer plus que la moyenne. Le revenu médian des foyers noirs a progressé de 4,3%, celui des Hispaniques de 4,5%. Dans le même temps, celui des Blancs progressait de 2,5%. De la même façon, le pourcentage de Noirs vivant en-dessous du seuil de pauvreté a diminué de 2%, celui des Hispaniques de 2,3%. Les Noirs et les Hispaniques restent cependant très sur-représentés parmi les pauvres. Ils représentent respectivement 26,5% et 27,1% des 35,6 millions de pauvres, quand ils constituent respectivement 12,8% et 11% de la population. La réforme sociale Dans les grands villes, où se concentrent généralement les plus défavorisés, la pauvreté a également diminué, passant de 19,6% de la population à 18,8%. Dans les banlieues, les pauvres représentent 9% de la population. La réforme de l’aide sociale n’a apparemment pas encore eu les effets désastreux anticipés par certains experts, si l’on se base sur la situation des femmes chefs de famille: les femmes noires élevant seules leurs enfants ont vu leurs revenus augmenter de 8%, les femmes hispaniques de 10,3%, avec des revenus médians cependant moins que la moyenne nationale de moitié. Les enfants restent de loin la population la plus pauvre du pays, un sur cinq (19,9%) vivant en-dessous du seuil de la pauvreté, même si ce pourcentage régresse chaque année depuis quatre ans. C’est la troisième année consécutive que les revenus médians des ménages augmentent, et ils ont désormais rattrapé leur niveau de 1989, antérieur à la dernière récession. Ils avaient déjà augmenté de 1,2% en 1995-1996, et de 2,7% entre 94 et 95.
La pauvreté est en très légère baisse aux Etats-Unis, et les revenus médians des ménages sont à la hausse pour la troisième année consécutive, autant de bonnes nouvelles dont s’est publiquement réjoui le président Bill Clinton. Selon un rapport annuel rendu public par le Bureau du recensement, la pauvreté touche toujours autant de personnes, 35,6 millions pour l’année 1997, mais le pourcentage de pauvres a très légèrement diminué depuis 1996, passant de 13,7% à 13,3% de la population. L’amélioration est plus nette chez les Noirs et les Hispaniques, et parmi la population des grandes villes. Parmi ces pauvres figurent 7,3 millions de familles, soit 10,3% de toutes les familles (contre 7,7 millions et 11% en 1996). Le seuil de pauvreté est fixé à 16.400 dollars annuels pour une famille de quatre...