L'Argentine a accueilli 150 nazis au lendemain de la guerre
le 30 septembre 1998 à 00h00
L’Argentine a accueilli, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, quelque 150 nazis et collaborateurs du régime hitlérien dans les pays occupés, selon les résultats d’une enquête menée par une commission officielle argentine et présentés lundi à la presse américaine. Ce document établit qu’en 1945, le gouvernement du général Juan Peron a facilité leur arrivée en Argentine alors qu’ils étaient recherchés pour crimes de guerre, et s’est employé à utiliser leurs compétences professionnelles notamment dans le domaine militaire et aéronautique pour développer l’industrie nationale. Le document cite ainsi le cas d’un collaborateur français, Emile Dewoitine, qui a été le père du premier avion argentin, le «Pulqui I» dont la production démarra en 1946. Le «Pulqui II» a été développé, quant à lui, à partir de 1948 par une équipe d’ingénieurs, anciens nazis, sous la direction d’un dénommé Kurt Tank. Une centaine d’intellectuels français et belges, sympathisants de l’occupant allemand, notamment un groupe lié à la publication française antisémite «Je suis partout», s’étaient réfugiés à cette époque à Buenos Aires. Selon un des membres de la Commission, Ignacio Klich, «la plupart de ces 150 personnes sont aujourd’hui décédées». Le document affirme que dans certains cas, l’arrivée de ces nazis ou collaborateurs a été facilitée par l’Eglise catholique qui a joué un rôle d’intermédiaire. Ces faits ont été établis par la Commission de clarification des activités nazies en Argentine (CEANA), créée l’an dernier à l’initiative du président argentin Carlos Menem. Une seconde enquête doit être conclue dans le courant de l’année prochaine. L’un des objectifs de la commission est aussi de rechercher si des biens de victimes du nazisme n’ont pas été transférés en Argentine par ces réfugiés du régime hitlérien. (AFP)
L’Argentine a accueilli, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, quelque 150 nazis et collaborateurs du régime hitlérien dans les pays occupés, selon les résultats d’une enquête menée par une commission officielle argentine et présentés lundi à la presse américaine. Ce document établit qu’en 1945, le gouvernement du général Juan Peron a facilité leur arrivée en Argentine alors qu’ils étaient recherchés pour crimes de guerre, et s’est employé à utiliser leurs compétences professionnelles notamment dans le domaine militaire et aéronautique pour développer l’industrie nationale. Le document cite ainsi le cas d’un collaborateur français, Emile Dewoitine, qui a été le père du premier avion argentin, le «Pulqui I» dont la production démarra en 1946. Le «Pulqui II» a été développé, quant à...
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