Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Désarmement irakien : Aziz à l'ONU porteur d'un plan de règlement

Le vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz doit plaider lundi à New York la cause de son pays auprès du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan alors que les cinq grands conditionnent tout geste à l’égard de Bagdad à la reprise de sa coopération avec les inspecteurs en désarmement. Selon le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan, M. Aziz doit soumettre à Kofi Annan un «plan global pour la mise en œuvre de la clause C de la résolution 687» qui prévoit la levée de l’embargo pétrolier après l’élimination des armes de destruction massive de l’Irak. «Le Conseil de Sécurité a révisé 40 fois les sanctions, mais à aucun moment il n’a précisé le degré de désarmement accompli par l’Irak et n’a fait le moindre pas pour reconsidérer l’embargo», a déclaré M. Ramadan, cité samedi par la presse irakienne. L’Irak menace de couper totalement les ponts avec les experts en désarmement de l’ONU et exige que le Conseil de Sécurité revienne sur la résolution 1194 du 9 septembre, qui maintient indéfiniment les sanctions. Bagdad se garde néanmoins de mettre cette menace à exécution pour ne pas faire avorter une initiative de M. Annan préconisant un «examen global» des sanctions. Selon des diplomates, M. Annan propose que le Conseil se satisfasse d’un désarmement «à moins de 100%» pour lever l’embargo pétrolier. Les Français irrités Les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité, jusque-là divisés sur l’Irak, étaient «unanimes» jeudi pour estimer que Bagdad doit se plier immédiatement à la résolution 1194 et reprendre son entière coopération avec la Commission spéciale de l’ONU chargée de son désarmement (UNSCOM) et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Dans une déclaration rendue publique jeudi après un déjeuner avec M. Annan, les ministres des Affaires étrangères britannique, chinois, français, russe et américain ont souligné qu’il s’agissait d’un préalable à tout geste vers une levée des sanctions qui frappent l’Irak depuis huit ans. La France, irritée, a invité l’Irak à reprendre sa coopération avec l’UNSCOM et son ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine a déclaré vendredi à New York: «Ce n’est pas à nous d’inventer une échappatoire». Le journal officiel irakien al-Joumhouriya a affirmé samedi que l’Irak restait «fermement attaché à ses droits légitimes» et exprimé sa crainte que les Etats-Unis n’entravent les propositions de M. Annan. «Le plan actuel des Etats-Unis est d’entraver la mission de M. Annan et ne pas donner de chance à ses propositions», selon le quotidien. Le chef de la diplomatie irakienne Mohamad Saïd al-Sahhaf a pour sa part affirmé que le Conseil de Sécurité de l’ONU devait cesser d’être «l’otage» des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. «Il n’est pas logique et il est inconcevable que le Conseil reste l’otage des intérêts égoïstes de deux de ses Etats membres», a déclaré M. Sahhaf, cité par l’agence officielle INA, en marge de la 53e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Un diplomate occidental à Bagdad avait estimé jeudi que «l’échange d’idées et de propositions entre MM. Aziz et Annan pourrait aider au déblocage» de la nouvelle épreuve de force entre l’Irak et l’ONU. M. Aziz est accompagné de deux responsables liés étroitement à l’industrie militaire irakienne, les généraux Amer Rachid, ministre du Pétrole, et Amer al-Saadi, conseiller à la présidence irakienne pour les affaires scientifiques. (AFP-Reuters)
Le vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz doit plaider lundi à New York la cause de son pays auprès du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan alors que les cinq grands conditionnent tout geste à l’égard de Bagdad à la reprise de sa coopération avec les inspecteurs en désarmement. Selon le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan, M. Aziz doit soumettre à Kofi Annan un «plan global pour la mise en œuvre de la clause C de la résolution 687» qui prévoit la levée de l’embargo pétrolier après l’élimination des armes de destruction massive de l’Irak. «Le Conseil de Sécurité a révisé 40 fois les sanctions, mais à aucun moment il n’a précisé le degré de désarmement accompli par l’Irak et n’a fait le moindre pas pour reconsidérer l’embargo», a déclaré M. Ramadan, cité samedi par la...