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Actualités - Chronologie

Affaire Festina : nouveaux rebondissements

L’affaire Festina n’en finit pas de rebondir. Chaque jour passé, ou presque, depuis le 8 juillet, date de l’interpellation du soigneur belge Willy Voet, apporte son lot de révélations, de précisions, d’accusations et de non-sélection. Mercredi, deux journaux parisiens et la Fédération suisse de cyclisme ont apporté leur lot de nouvelles, au lendemain de celles annoncées par la Fédération française de cyclisme. Willy Voet, l’homme par qui le scandale a éclaté, a en effet nommément accusé Richard Virenque de dopage, mercredi matin, dans les colonnes du quotidien Aujourd’hui-Le Parisien. «Que Richard ose me dire en face qu’il ne se dope pas, dit-il. Il prend ni plus ni moins de produits que les autres coureurs». Et d’expliquer que le dopage dans l’équipe Festina intervenait «le soir, après l’étape, quand Eric Ryckaert, le médecin de l’équipe, (lui) demandait d’aller chercher dans le camion tel ou tel produit prescrit à un coureur. L’injection se faisait dans la chambre du cycliste». Virenque, leader de l’équipe Festina, a toujours nié s’être dopé sciemment. Mais dans son entretien, le soigneur affirme que seul son dernier carnet a été saisi par la police, mais que les précédents, qui ne lui ont pas été réclamés, «contiennent de la dynamite». Propos confirmés en fin d’après-midi de mercredi, sur la chaîne de télévision LCI, où Willy Voet a justifié ses déclarations en rappelant que Virenque «m’avait sali et traité de trafiquant et de leader». Dans le même temps, le Monde a publié des extraits des auditions et interrogations des cadres de Festina, Willy Voet, Bruno Roussel (directeur sportif) et Eric Rykaert. «Les coureurs sont demandeurs» Selon le quotidien, Willy Voet a déclaré avoir «pris ces produits dans un réfrigérateur situé dans le hangar du service courses à Meyzieux» (siège de l’équipe, dans le Rhône). «Les coureurs sont demandeurs», a dit de son côté le Dr Rykaert, qui a affirmé n’avoir jamais «fait de piqûres de produits interdits aux coureurs». Il a précisé que «les coureurs font eux-mêmes l’analyse de leur sang. De lui-même, (le coureur) se fait trois injections sous-cutanées par semaine...». Selon le Monde, Bruno Roussel a déclaré: «Ce sont les médecins qui font les injections ou les coureurs qui se les font eux-mêmes», avant d’expliquer le mode de financement du système. «(...) Maintenant, cite le quotidien, les paiements s’effectuent par virements bancaires de la Banca Mora. (...) Je pense que nous consacrons environ 400.000 francs par an à l’achat de ces produits. Les plus grandes équipes sont structurées de manière similaire à Festina pour ce qui concerne l’emploi des produits positifs». Sur le plan sportif également, d’autres nouvelles sont venues mercredi de Suisse, vingt-quatre heures après celles annoncées à Paris, en application du nouveau règlement de l’Union cycliste internationale. Comme les Français Richard Virenque, Laurent Brochard (tenant du titre), Pascal Hervé, Christophe Moreau et Didier Rous, les Suisses de l’équipe Festina, Alex Zulle, Laurent Dufaux et Armin Meier ne seront pas sélectionnés par leur fédération pour les championnats du monde de Valkenburg (Pays-Bas), du 8 au 11 octobre.(AFP)
L’affaire Festina n’en finit pas de rebondir. Chaque jour passé, ou presque, depuis le 8 juillet, date de l’interpellation du soigneur belge Willy Voet, apporte son lot de révélations, de précisions, d’accusations et de non-sélection. Mercredi, deux journaux parisiens et la Fédération suisse de cyclisme ont apporté leur lot de nouvelles, au lendemain de celles annoncées par la Fédération française de cyclisme. Willy Voet, l’homme par qui le scandale a éclaté, a en effet nommément accusé Richard Virenque de dopage, mercredi matin, dans les colonnes du quotidien Aujourd’hui-Le Parisien. «Que Richard ose me dire en face qu’il ne se dope pas, dit-il. Il prend ni plus ni moins de produits que les autres coureurs». Et d’expliquer que le dopage dans l’équipe Festina intervenait «le soir, après l’étape,...