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Actualités - Chronologie

Intervention militaire botswano-sud africaine au Lesotho (photo)

Des affrontements ont eu lieu mardi matin entre troupes sud-africaines et botswanaises, qui sont intervenues au Lesotho, et militants de l’opposition à Maseru, faisant 3 tués et 11 blessés. Les affrontements ont eu lieu aux abords du palais du roi Letsie III vers lequel les troupes sud-africaines et botswanaises ont convergé, appuyées par huit chars et un transport de troupes. C’est aux abords du palais que les militants de l’opposition, qui réclament l’annulation des élections de mai, dénoncées comme «truquées», campent depuis plusieurs semaines. L’opposition accuse le Congrès pour la démocratie, parti au pouvoir, d’avoir truqué les législatives à la faveur desquelles il a remporté 79 des 80 sièges du Parlement. Elle réclame de nouvelles élections. Les troupes sud-africaines et botswanaises sont intervenues au Lesotho pour restaurer l’ordre et la stabilité dans ce pays. Le Palais de justice serait en feu et une porte-parole de l’opposition, Mamello Morrison, a déclaré que des magasins appartenant à des compagnies sud-africaines avaient été incendiés. «J’ai vu une épaisse fumée. Presque tous les magasins des compagnies sud-africaines sont en feu. Ils sont incendiés par des citoyens ordinaires», a-t-elle dit à la radio. Des civils jettent des pierres sur les voitures immatriculées en Afrique du Sud, ont affirmé des témoins. L’opération Boleas, composée de quelque 600 soldats, a commencé à 05h00 locales (03h00 GMT). Elle a eu lieu à la demande du royaume du Lesotho, avec l’approbation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC, 14 pays). Dès lundi, les médiateurs de la SADC avaient évoqué l’hypothèse d’une intervention au Lesotho, alors que le gouvernement de Maseru accusait l’opposition de tenter un coup de force. Le premier ministre Pakalitha Mosisili avait déclaré pour sa part que «le gouvernement du Lesotho avait l’option de requérir l’assistance de ses partenaires (de la SADC) s’il ne parvenait pas à résoudre ses problèmes intérieurs». Face à la nécessité de «ramener l’ordre et la normalité dans le pays», l’envoi de troupes de la SADC sera «une option de dernier ressort», avait-il déclaré dans un entretien à l’agence sud-africaine SAPA. A Maseru, l’opposition qui a lancé un mot d’ordre de grève générale paralyse depuis plusieurs jours le fonctionnement de l’administration gouvernementale par des manifestations de rues et des occupations de locaux. «Ce qui se passe clairement, maintenant, est que l’on tente progressivement de renverser le gouvernement», a déclaré lundi le ministre des Affaires étrangères, Tom Thabane, à la radio sud-africaine SABC. Le ton est monté lundi après l’échec de la médiation conduite par l’Afrique du Sud qui n’a pas réussi à amener gouvernement et opposition à discuter ensemble. Un rapport rédigé à l’initiative de la SADC a reconnu l’existence d’«irrégularités» et d’«incohérences» lors des élections législatives de mai dernier, sans toutefois préconiser une annulation du scrutin. Ces conclusions ont conforté le Congrès du Lesotho pour la démocratie (le parti au pouvoir) et l’opposition dans leur position respective. En 1994, une médiation menée par l’Afrique du Sud, le Zimbabwe et le Botswana avait réussi à restaurer un pouvoir légal au Lesotho sans aucune intervention militaire, après un coup de force mené par le roi. Le petit royaume enclavé en Afrique du Sud a connu une demi-douzaine de coups d’Etat, d’insurrection et de mutinerie, depuis son indépendance en 1966. (AFP — Reuters)
Des affrontements ont eu lieu mardi matin entre troupes sud-africaines et botswanaises, qui sont intervenues au Lesotho, et militants de l’opposition à Maseru, faisant 3 tués et 11 blessés. Les affrontements ont eu lieu aux abords du palais du roi Letsie III vers lequel les troupes sud-africaines et botswanaises ont convergé, appuyées par huit chars et un transport de troupes. C’est aux abords du palais que les militants de l’opposition, qui réclament l’annulation des élections de mai, dénoncées comme «truquées», campent depuis plusieurs semaines. L’opposition accuse le Congrès pour la démocratie, parti au pouvoir, d’avoir truqué les législatives à la faveur desquelles il a remporté 79 des 80 sièges du Parlement. Elle réclame de nouvelles élections. Les troupes sud-africaines et botswanaises sont...