L’Américaine Lindsay Davenport, tête de série numéro deux, s’est qualifiée pour la finale de l’US Open de tennis en battant sa compatriote Vénus Williams 6-4, 6-4, vendredi à Flushing Meadows. Elle affrontera en finale la Suissesse Martina Hingis, tête de série numéro un, vainqueur dans l’autre match de la Tchèque Jana Novotna (N.3) 3-6, 6-1, 6-4. Martina Hingis s’était qualifiée pour la finale, préservant sa première place en tête du tennis féminin mondial. La Suissesse n’est pas encore assurée de conserver le titre conquis l’année dernière. Il lui reste encore à affronter Lindsay Davenport (N.2). Mais pour préserver sa position de numéro un au classement de la WTA, qu’elle occupe depuis qu’elle a pris la succession de l’Allemande Steffi Graf en mars l’année dernière, il lui fallait absolument atteindre la finale pour la seconde année consécutive pour éviter d’être dépassée par Novotna et éventuellement Davenport. Hingis a parfaitement rempli son contrat, prenant au passage sa revanche de la demi-finale de Wimbledon où elle avait été dominée par Novotna, qui devait ensuite remporter le titre, son premier à 29 ans dans un tournoi du Grand Chelem. Mais il s’en est fallu de peu. Novotna, se mettant brusquement à jouer «petit bras», a laissé filer une avance de 4-1 et un avantage de deux breaks dans la dernière manche. Sampras-Rafter pour une finale avant la lettre L’Américain Pete Sampras, l’homme qui domine le tennis mondial de cette fin de siècle, n’est plus qu’à deux marches de son grand objectif, rejoindre, en attendant mieux, l’Australien Roy Emerson, vainqueur de 12 tournois du Grand Chelem dans les années soixante. Sampras, dont le compteur est actuellement arrêté à onze (4 US Open, 5 Wimbledon, 2 Open d’Australie) devra toutefois se défaire auparavant de l’Australien Patrick Rafter en demi-finale samedi à Flushing Meadows, son obstacle le plus sérieux d’un US Open qu’il a jusqu’à présent survolé. Le duel entre le numéro un mondial et le tenant du titre, venu à Flushing Meadows comme numéro trois, fait pour beaucoup figure de finale avant la lettre. Même si les protagonistes de la seconde demi-finale, l’Espagnol Carlos Moya (N.10) et le bombardier australien Mark Philippoussis affichent également des prétentions à inscrire pour la première fois leur nom au palmarès de l’étape américaine du Grand Chelem. Rafter, après avoir échappé de peu d’entrée aux coups de patte et au toucher du petit Marocain Hicham Arazi, est allé en se bonifiant, affichant une condition éblouissante en quart de finale contre son partenaire de double, le Suédois Jonas Bjorkman. «Je crois que j’aurais difficilement pu faire mieux», avait souligné Rafter, dont l’accession aux demi-finales aura pour le moins prouvé que sa victoire inattendue à Flushing Meadows, il y a un an, n’était pas simplement un succès sans lendemain. En dehors d’un succès à l’arraché à l’aube de sa carrière en 1993, l’Australien s’est vu donner la leçon plus souvent qu’à son heure par Pete Sampras avant de mettre fin à une série de 8 défaites consécutives le mois dernier à Cincinnati. «Cela va m’aider, je serai un peu moins intimidé. Mais je le serai quand même», a concédé Rafter. Sampras, en dehors d’un petit set gaspillé par négligence au second tour contre son modeste compatriote Paul Goldstein, n’a pas eu besoin de sortir la grosse artillerie, ni de puiser dans ses réserves pour se hisser dans le dernier carré, en passant à peine plus d’une heure trente par match sur le court pour atteindre les demi-finales. Moya plus expérimenté Autrement laborieuses ont été les qualifications de Moya, seul tête de série survivante dans le bas du tableau, et de Philippoussis. L’Espagnol, qui ambitionne de devenir le premier depuis Mats Wilander à réaliser le doublé Roland-Garros-Flushing Meadows, a notamment dû sauver trois balles de match contre Michael Chang au deuxième tour, puis se sortir de l’écueil d’un tie-break au 5e set contre un autre Américain Jan-Michael Gambill, avant d’atteindre sa vitesse de croisière contre le géant suédois Magnus Larsson en quart. Finaliste en 1997 à l’Open d’Australie, vainqueur à Roland-Garros cette année, Moya, bien que n’ayant que 23 ans, a un peu plus l’expérience des grands rendez-vous que son adversaire, présenté un peu vite comme le futur numéro un mondial et qui avait été surnommé «scud» pour la puissance des missiles décochés au service et du fond de court. Philippoussis, qui atteint, à 21 ans, la première demi-finale d’un Grand Chelem de sa carrière, après une incursion en quart de finale à Wimbledon cette année, a lui aussi dû sauver trois balles de match contre le Suédois Thomas Johansson en quart de finale pour pouvoir figurer dans le dernier carré. A 21 ans, Philippoussis, repris en main depuis 4 mois par l’ancien champion australien Pat Cash, a paru avoir gagné en patience et en tranquillité comme il l’a montré contre Johansson, faisant preuve tout au long des 3 heures 30 de match d’un calme olympien. «Ce soir tu es devenu un homme», lui a lancé son père après son succès jeudi soir. «Il a gagné en équilibre, maintenant il est prêt», a dit de lui Patrick Rafter, qui comme Philippoussis s’est pris à rêver d’une finale à 100% australienne qui serait la première depuis un certain Rosewall-Roche en 1970. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Américaine Lindsay Davenport, tête de série numéro deux, s’est qualifiée pour la finale de l’US Open de tennis en battant sa compatriote Vénus Williams 6-4, 6-4, vendredi à Flushing Meadows. Elle affrontera en finale la Suissesse Martina Hingis, tête de série numéro un, vainqueur dans l’autre match de la Tchèque Jana Novotna (N.3) 3-6, 6-1, 6-4. Martina Hingis s’était qualifiée pour la finale, préservant sa première place en tête du tennis féminin mondial. La Suissesse n’est pas encore assurée de conserver le titre conquis l’année dernière. Il lui reste encore à affronter Lindsay Davenport (N.2). Mais pour préserver sa position de numéro un au classement de la WTA, qu’elle occupe depuis qu’elle a pris la succession de l’Allemande Steffi Graf en mars l’année dernière, il lui fallait...