La plus importante mutuelle étudiante de France, dirigée de longue date par des proches du gouvernement socialiste de Lionel Jospin, est dans le collimateur de la justice qui a ouvert des enquêtes. Ces enquêtes portent sur la gestion de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF), qui assure la couverture sociale de 820.000 étudiants. Selon des sources judiciaires, une information judiciaire, qui doit mobiliser deux juges d’instruction spécialisés dans les affaires financières, vise principalement les relations de la MNEF avec trois sociétés chargées de la communication et des travaux d’impression de la mutuelle étudiante. Créée en 1948, cette mutuelle aux multiples filiales est devenue au fil des ans le vivier de responsables du Parti socialiste (PS) proches du premier ministre Lionel Jospin. Au sein des équipes dirigeantes de la MNEF ont siégé notamment le patron de la puissante fédération de Paris du PS, le député Jean-Marie Le Guen, Manuel Valls, conseiller à Matignon, et Julien Dray, député de l’Essonne (région parisienne) et l’un des leaders de la Gauche socialiste à l’Assemblée nationale. L’hebdomadaire «Le Canard Enchaîné» affirme que c’est à l’époque où Lionel Jospin était ministre de l’Education nationale que la MNEF a été autorisée à développer des activités de commerce et de service sur les campus universitaires et à proximité. «Aujourd’hui, la MNEF et ses déclinaisons sont présentes à tous les carrefours de la vie universitaire: résidences étudiantes, restauration, centre de santé, jobs d’été, assurance auto ou habitation, vente de voyage», ajoute l’hebdomadaire. A l’origine de l’enquête se trouve la Cour des comptes, organisme indépendant qui supervise l’utilisation des deniers publics. Son rapport annuel sur la Sécurité sociale, qui doit être rendu public début octobre mais dont des extraits ont été publiés par le journal «Les Echos», épingle la MNEF en mettant en cause ses «filiales commerciales sans rapport direct avec le monde étudiant». L’information judiciaire ouverte contre X vise les chefs de «faux, usage de faux, abus de confiance», ainsi que «recel» de ces trois délits et «prise et conservation illégale d’intérêt», a-t-on précisé de sources judiciaires. Parallèlement, le Parquet de Paris a confié à la brigade financière de la police judiciaire de Paris une enquête préliminaire sur le fonctionnement plus global de la MNEF et ses relations avec ses filiales notamment. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La plus importante mutuelle étudiante de France, dirigée de longue date par des proches du gouvernement socialiste de Lionel Jospin, est dans le collimateur de la justice qui a ouvert des enquêtes. Ces enquêtes portent sur la gestion de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF), qui assure la couverture sociale de 820.000 étudiants. Selon des sources judiciaires, une information judiciaire, qui doit mobiliser deux juges d’instruction spécialisés dans les affaires financières, vise principalement les relations de la MNEF avec trois sociétés chargées de la communication et des travaux d’impression de la mutuelle étudiante. Créée en 1948, cette mutuelle aux multiples filiales est devenue au fil des ans le vivier de responsables du Parti socialiste (PS) proches du premier ministre Lionel Jospin. Au sein des...