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Actualités - Chronologie

Henry Hyde, l'homme clé du Congrès (photo)

L’affaire Lewinsky est désormais devant le Congrès et l’homme clé — dont dépendra en grande partie le sort du président démocrate Bill Clinton — est un républicain de 74 ans, veuf, catholique et à la réputation d’homme intègre. Henry Hyde préside la commission judiciaire de la Chambre des représentants, là où sera examiné en première instance le dossier du procureur indépendant Kenneth Starr qui enquête depuis janvier en vue de déterminer si M. Clinton a violé la loi pour dissimuler sa liaison avec Monica Lewinsky, ex-jeune stagiaire à la Maison-Blanche. La commission, composée de 20 républicains et 15 démocrates, sera chargée de recommander à la Chambre toute entière l’ouverture ou non d’une procédure en destitution à l’encontre du président, si elle établit — comme ce fut le cas pour Richard Nixon en 1974 — que le président s’est rendu coupable d’«actes criminels» ou de «délits». La Constitution ne définit pas la nature des «crimes et délits» et, selon l’ancien président républicain Gerald Ford, c’est la Chambre, à une simple majorité, qui en établit la définition. Mercredi, lorsque M. Starr a remis son rapport à la Chambre, M. Hyde a promis un examen «impartial» de celui-ci, affirmant: «La politique doit rester au vestiaire, l’appartenance politique doit être secondaire et l’avenir de l’Amérique doit être notre seule préoccupation». «Je ne soutiendrai pas et je ne participerai pas à une chasse aux sorcières politique», a-t-il affirmé. «Si les preuves ne justifient pas l’ouverture d’une pleine procédure en destitution, je ne la recommanderai pas à la Chambre. Mais si les preuves justifient une telle enquête, je remplirai mes devoirs et recommenderai une procédure plus large», a-t-il ajouté. «Nous nous livrerons à un examen impartial, complet et indépendant des preuves par nous-mêmes, et nous établirons nos propres conclusions», a-t-il affirmé. «C’est un travail désagréable, mais il faut que quelqu’un le fasse», a-t-il par ailleurs affirmé. M. Hyde, ancien avocat à l’imposante chevelure blanche, représente une circonscription de la banlieue de Chicago, dans l’Illinois, dont est originaire Hillary Rodham Clinton, l’épouse du président. M. Hyde, démocrate dans sa jeunesse, est aujourd’hui un républicain conservateur, connu pour ses prises de position contre l’avortement. Selon «l’almanach de politique américaine», il bénéficie du respect d’un grand nombre de ses collègues à la Chambre — tant républicains que démocrates — en raison de son honnêteté intellectuelle, de sa grande rigueur et d’une philosophie conservatrice teintée de compassion pour les plus démunis. Son opposition farouche à l’avortement est associée par exemple à son soutien aux congés parentaux et aux mesures visant à obliger les pères divorcés à assumer une responsabilité financière pour leurs enfants. Chaud partisan de l’ancien président républicain Ronald Reagan, M. Hyde, qui est au Congrès depuis 1974, l’avait défendu dans le cadre de l’affaire Iran-Contra, lorsque la Maison-Blanche avait été impliquée dans la fourniture d’armes aux «contras» du Nicaragua, financée par des ventes secrètes d’armes à l’Iran. Plus récemment, il avait présidé une commission spéciale mise sur pied pour examiner l’implication éventuelle du gouvernement du président Clinton dans les livraisons secrètes d’armes à la Bosnie. Il avait conclu à l’absence de scandale, mais avait estimé que le gouvernement était coupable «d’ineptie en matière de politique étrangère».
L’affaire Lewinsky est désormais devant le Congrès et l’homme clé — dont dépendra en grande partie le sort du président démocrate Bill Clinton — est un républicain de 74 ans, veuf, catholique et à la réputation d’homme intègre. Henry Hyde préside la commission judiciaire de la Chambre des représentants, là où sera examiné en première instance le dossier du procureur indépendant Kenneth Starr qui enquête depuis janvier en vue de déterminer si M. Clinton a violé la loi pour dissimuler sa liaison avec Monica Lewinsky, ex-jeune stagiaire à la Maison-Blanche. La commission, composée de 20 républicains et 15 démocrates, sera chargée de recommander à la Chambre toute entière l’ouverture ou non d’une procédure en destitution à l’encontre du président, si elle établit — comme ce fut le cas pour...