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Actualités - Chronologie

Crise asiatique Les marchés de nouveau dans la tempête

Les marchés asiatiques ont subi lundi une nouvelle journée de turbulences, inquiets de la santé fragile de l’économie mondiale et rendus très nerveux par la volatilité à Wall Street, au Japon et en Europe. La Bourse de Tokyo a donné le ton et tiré vers le bas toute l’Asie en terminant la journée sur une chute de 2,8%. Elle a glissé à son plus bas niveau depuis près de treize ans du fait de l’inquiétude que suscitent les divergences politiques persistantes sur l’assainissement des banques nippones. La Bourse de Hong Kong s’est quant à elle enfoncée de 3,7%, les investisseurs faisant grise mine devant les perspectives de cet ancien symbole de la réussite du capitalisme asiatique aujourd’hui touché de plein fouet par la récession. L’indice Hang Seng des valeurs vedettes a perdu 275,73 points pour tomber tout près des 7.000 points à 7.170,23. A Tokyo, l’indice Nikkei a abandonné 385,82 points à 13.597,39, un plancher jamais vu depuis le 25 février 1986. La bourse s’est mise à déraper dès les premiers échanges. L’indice Nikkei abandonnait 2,3% à la fin de la séance du matin. La dégringolade a repris dans l’après-midi. Après un mois de discussions interminables, les chefs du Parti libéral-démocrate (PLD) et de l’opposition avaient conclu vendredi un accord oral sur un ensemble de six projets de loi concernant l’assainissement des banques japonaises plombées par des montagnes de créances douteuses. Mais des voix dissonantes se sont faites entendre pendant le week-end, faisant redouter aux marchés le fait que cet accord ne tienne pas longtemps et que la paralysie politique ne perdure dans l’archipel touché par la plus grave récession depuis la guerre. La crédibilité très entamée du premier ministre fait surgir le spectre de la chute du gouvernement actuel et de la convocation d’élections législatives anticipées pour sortir de l’impasse. «Il y a très peu de raisons d’être optimiste. J’ai pensé pendant un certain temps qu’une sorte d’accord sur les banques serait en mesure de restaurer la confiance, pas seulement celle des marchés mais celle des consommateurs et des chefs d’entreprise. Or ce n’est pas le cas et cela empire», explique Ronald Bevacqua, économiste pour Merrill Lynch Securities. La Bourse de Kuala Lumpur a accusé un dégringolade de 3,8%, en raison aussi des événements politiques après l’arrestation dimanche de l’ancien vice-premier ministre Anwar Ibrahim. A la crise économique s’ajoute donc désormais une crise politique qui jette une ombre sur l’avenir du premier ministre, le docteur Mahathir Mohammad. La situation n’était pas meilleure à Singapour où la bourse a clôturé sur une chute de 3,3%. Le «senior minister» Lee Kuan Yew a reconnu récemment que la petite cité-Etat ne pourrait pas sortir indemne de la crise chez ses voisins, en particulier en Indonésie. La Bourse de Jakarta a d’ailleurs perdu 5,45% tandis que la roupie indonésienne cédait du terrain sous les 11.000 roupies pour 1 dollar. A Séoul, les nuages qui s’accumulent au-dessus des géants industriels sud-coréens Samsung et Kia Motors ont contribué à faire plonger la bourse de 1,3%, l’indice des valeurs vedettes passant sous le seuil psychologique des 300 points à 297,45. La bourse de Taiwan n’a pas été épargnée par le mouvement de repli. Le recul a été de 1,7%, le sentiment étant refroidi par les fortes baisses à Hong Kong et à Tokyo. L’affaire Lewinsky et le sort du président Bill Clinton ont aussi pesé sur la bourse de Taipei. La baisse a atteint 0,9% à Manille, 0,7% à Sydney, 0,9% à Auckland (Nouvelle Zélande). (AFP)
Les marchés asiatiques ont subi lundi une nouvelle journée de turbulences, inquiets de la santé fragile de l’économie mondiale et rendus très nerveux par la volatilité à Wall Street, au Japon et en Europe. La Bourse de Tokyo a donné le ton et tiré vers le bas toute l’Asie en terminant la journée sur une chute de 2,8%. Elle a glissé à son plus bas niveau depuis près de treize ans du fait de l’inquiétude que suscitent les divergences politiques persistantes sur l’assainissement des banques nippones. La Bourse de Hong Kong s’est quant à elle enfoncée de 3,7%, les investisseurs faisant grise mine devant les perspectives de cet ancien symbole de la réussite du capitalisme asiatique aujourd’hui touché de plein fouet par la récession. L’indice Hang Seng des valeurs vedettes a perdu 275,73 points pour tomber tout...