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Actualités - Chronologie

Israël n'exclut pas d'annexer la majeure partie de la Cisjordanie

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a de nouveau laissé planer hier la menace d’une annexion de la majeure partie de la Cisjordanie, et les Palestiniens y ont vu une «déclaration de guerre». Interviewé par la radio publique à l’occasion du Nouvel an juif lundi, M. Netanyahu a été prié de réagir aux intentions affichées du président palestinien Yasser Arafat de proclamer un Etat indépendant en mai 1999, à l’issue de l’autonomie transitoire de cinq ans prévue par l’accord d’Oslo. «Cela annulera en fait l’accord», a répliqué M. Netanyahu. «Rien ne nous empêchera alors de proclamer (israélien) le territoire qui est sous notre contrôle et qui n’est de toute façon pas peuplé d’Arabes», a-t-il dit. Le secrétaire d’Etat palestinien aux négociations avec Israël, M. Hassan Asfour, a dénoncé les propos de M. Netanyahu. «Nous estimons qu’il s’agit d’une déclaration d’agression et de guerre», a déclaré M. Asfour. M. Netanyahu «veut mettre un terme à l’ère des efforts politiques destinés à trouver une solution pacifique au conflit, pour nous ramener au temps où tout était tranché par la guerre», a-t-il ajouté. L’Autorité palestinienne, instituée en mai 1994, contrôle actuellement, totalement ou partiellement, 60% de la bande de Gaza et 27% de la Cisjordanie. Les pourparlers sur de nouveaux retraits israéliens de Cisjordanie, qui étaient prévus par les accords, achoppent depuis un an et demi en raison de différends majeurs sur leur ampleur. M. Netanyahu veut limiter les prérogatives de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie à un maximum de 40% du territoire. Ces divergences ont empêché jusqu’à présent le lancement de négociations sur un statut définitif des territoires qui, selon l’accord d’Oslo, auraient dû être terminées avant mai 1999. M. Arafat n’a jamais caché que le statut définitif devrait être, à son sens, un Etat indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale, une perspective qui est totalement exclue par M. Netanyahu. Interrogé sur sa vision d’un possible accord final, M. Netanyahu a estimé qu’un bon accord devrait «laisser entre nos mains les espaces et les moyens de défense contre toute violation de l’accord». «Nous avons réduit sensiblement l’étendue des retraits (envisageables en Cisjordanie), de 90% que voulaient les Palestiniens à 40%, nous avons réduit le danger», a-t-il dit. «Il faut conclure un accord qui ne soit pas fondé uniquement sur les promesses d’un homme (M. Arafat). On ne peut pas fonder l’avenir d’un peuple, de la nation juive qui lutte depuis 4.000 ans pour sa place au soleil, sur une promesse d’un seul homme», a ajouté M. Netanyahu. M. Asfour a estimé que «l’expérience a prouvé que M. Arafat est un homme d’Etat, qui a tenu sa parole et a respecté les engagements signés». «C’est M. Netanyahu lui-même qui constitue un danger pour la paix et la sécurité des Israéliens, des Palestiniens mais aussi de l’ensemble de la région», a déclaré le secrétaire d’Etat. «Les Israéliens doivent savoir qu’ils ne devraient pas mettre leur avenir et leurs espoirs de vivre en paix et en sécurité entre les mains d’un homme aussi dangereux que lui», a-t-il ajouté. (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a de nouveau laissé planer hier la menace d’une annexion de la majeure partie de la Cisjordanie, et les Palestiniens y ont vu une «déclaration de guerre». Interviewé par la radio publique à l’occasion du Nouvel an juif lundi, M. Netanyahu a été prié de réagir aux intentions affichées du président palestinien Yasser Arafat de proclamer un Etat indépendant en mai 1999, à l’issue de l’autonomie transitoire de cinq ans prévue par l’accord d’Oslo. «Cela annulera en fait l’accord», a répliqué M. Netanyahu. «Rien ne nous empêchera alors de proclamer (israélien) le territoire qui est sous notre contrôle et qui n’est de toute façon pas peuplé d’Arabes», a-t-il dit. Le secrétaire d’Etat palestinien aux négociations avec Israël, M. Hassan Asfour, a...