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Actualités - Reportage

Greenpeace insiste sur les dangers de la pollution des océancs

Le rapport de Greenpeace International sur les océans de la planète, publié à Lisbonne à l’occasion de l’Année des océans et d’Expo 98, insiste sur les dangers liés à toutes les formes de pollution et préconise une politique de prévention systématique. Il est possible d’enrayer ces pollutions dues à l’homme mais certaines substances contaminent pour des décennies la totalité de la chaîne alimentaire, note l’organisation écologiste. Les activités humaines terrestres sont responsables des trois quarts des pollutions maritimes, le dernier quart étant représenté par la marine marchande et les rejets en mer. Naturelles comme artificielles, ces substances peuvent être des nitrates et des phosphates, mais aussi des substances chimiques beaucoup plus rémanentes comme les polluants organiques persistants (POP), les plus dangereux pour l’homme et l’environnement. C’est le cas de certains pesticides chlorés (DDT, lindane), de composés chlorés comme les PCB (polychloro-biphényles) et de substances dérivées (dioxines et furanes) ou encore des hydrocarbures polycycliques (HAP), «toxiques, persistants et capables de s’accumuler dans les tissus des organismes vivants, pour y déclencher une grande variété de troubles», selon le rapport. Les métaux lourds (plomb, cadmium et mercure), dont l’usage va être réglementé au niveau européen et nord-américain, sont essentiels à la vie mais toxiques en quantité excessive. Leurs effets sont multiples, y compris à de très faibles concentrations. Surexploitation «Certaines substances s’accumulent systématiquement dans l’écosphère et on dispose de preuves incontestables du déséquilibre général que cela entraîne pour les systèmes biologiques», note Greenpeace. Enfin, les substances radioactives (liées surtout aux retombées des essais nucléaires, à Tchernobyl, mais aussi aux rejets industriels) «suscitent de sérieuses inquiétudes, même si leur impact actuel sur l’environnement atteint une échelle encore indéterminée», avertit le rapport. Comme l’a fait le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans son étude sur l’impact des pêcheries mondiales, Greenpeace relève que des espèces de poissons sont «surexploitées» et que les capacités de la flotte de pêche mondiale sont «excédentaires de 30 à 50% par rapport à ce qui serait nécessaire à une exploitation durable». La «surpêche» provoque aussi «un déséquilibre dans tout l’écosystème marin», précise le rapport qui s’en prend aussi aux risques pour l’environnement dus à l’aquaculture intensive, spécialement en Asie. Le développement de la marine marchande (45% d’augmentation du trafic entre 1986 et 1995) «pose de multiples problèmes aux écosystèmes marins», ne serait-ce qu’en raison de ses rejets pétroliers, estimés à près de 600.000 tonnes/an, selon Greenpeace. Enfin, l’organisation écologiste réclame «des mesures de protection de l’environnement côtier, où réside la majorité de la population de la planète» (4 milliards d’individus vivent à moins de 60 km d’une côte). Une approche de précaution s’impose, ces mesures «devant tenir compte d’incertitudes considérables, car il est très difficile de prédire les réactions des écosystèmes aux interférences d’origine humaine», conclut Greenpeace. (AFP)
Le rapport de Greenpeace International sur les océans de la planète, publié à Lisbonne à l’occasion de l’Année des océans et d’Expo 98, insiste sur les dangers liés à toutes les formes de pollution et préconise une politique de prévention systématique. Il est possible d’enrayer ces pollutions dues à l’homme mais certaines substances contaminent pour des décennies la totalité de la chaîne alimentaire, note l’organisation écologiste. Les activités humaines terrestres sont responsables des trois quarts des pollutions maritimes, le dernier quart étant représenté par la marine marchande et les rejets en mer. Naturelles comme artificielles, ces substances peuvent être des nitrates et des phosphates, mais aussi des substances chimiques beaucoup plus rémanentes comme les polluants organiques persistants (POP),...