Cambodge Sihanouk convoque un sommet avec Hun Sen et ses rivaux
le 18 septembre 1998 à 00h00
L’homme fort du régime cambodgien, Hun Sen, rencontrera la semaine prochaine son rival royaliste, le prince Norodom Ranariddh, pour la première fois en plus d’un an, afin de tenter de sortir le Cambodge de l’impasse politique. Dans un communiqué, le roi Norodom Sihanouk a annoncé qu’il présiderait le 22 septembre à Siem Reap (Nord) un sommet entre les chefs du Parti du peuple cambodgien (PPC), au pouvoir, et l’opposition, représentée par le parti FUNCINPEC du prince Ranariddh et celui du nationaliste Sam Rainsy. Hun Sen, président du PPC, et le prince, fils du roi Sihanouk, étaient co-premiers ministres dans le gouvernement issu du scrutin organisé en 1993 sous l’égide des Nations Unies. Mais Ranariddh a été écarté du pouvoir par Hun Sen à la suite d’un affrontement armé en juillet 1997. «C’est probablement la première fois que je vais rencontrer Hun Sen depuis le coup d’Etat, a déclaré le prince à la presse. J’espère que cette rencontre sera constructive et qu’elle se déroulera dans un esprit de réconciliation». Il a indiqué que tous les représentants de l’opposition sont prêts à participer à ces discussions, à la seule condition que le co-premier ministre Hun Sen garantisse leur sécurité. L’annonce de ce sommet a fait suite à l’entretien accordé mercredi par le roi Sihanouk à son fils Ranariddh qui, sous la pression de son père, a définitivement renoncé à sa menace de boycotter, le 24 septembre, la séance inaugurale de l’Assemblée élue en juillet. Le représentant de la droite nationaliste, Sam Rainsy, est arrivé jeudi à Siem Reap, où il devait être reçu à son tour en audience par le souverain cambodgien. «Sam Rainsy m’a dit qu’il soutenait la position du roi et qu’il suivra le FUNCINPEC», a déclaré à la presse le prince Ranariddh. «S’il y a un gouvernement, Sam Rainsy doit y participer», a-t-il ajouté, en promettant de ne pas abandonner son allié. M. Rainsy, accusé par les autorités d’avoir été responsable d’un attentat à la grenade contre la résidence de Hun Sen, à Phnom Penh, s’est mis depuis dix jours sous la protection des Nations Unies, dans un grand hôtel de la capitale. Les deux chefs de l’opposition n’ont pas accepté la victoire électorale de leur rival aux élections du 26 juillet, pourtant entérinées par la communauté internationale, mais entachées, selon eux, de fraudes et d’intimidation. La tension post-électorale a tourné à la confrontation ouverte la semaine dernière à Phnom Penh entre policiers, partisans de l’opposition et contre-manifestants favorables à Hun Sen. (AFP)
L’homme fort du régime cambodgien, Hun Sen, rencontrera la semaine prochaine son rival royaliste, le prince Norodom Ranariddh, pour la première fois en plus d’un an, afin de tenter de sortir le Cambodge de l’impasse politique. Dans un communiqué, le roi Norodom Sihanouk a annoncé qu’il présiderait le 22 septembre à Siem Reap (Nord) un sommet entre les chefs du Parti du peuple cambodgien (PPC), au pouvoir, et l’opposition, représentée par le parti FUNCINPEC du prince Ranariddh et celui du nationaliste Sam Rainsy. Hun Sen, président du PPC, et le prince, fils du roi Sihanouk, étaient co-premiers ministres dans le gouvernement issu du scrutin organisé en 1993 sous l’égide des Nations Unies. Mais Ranariddh a été écarté du pouvoir par Hun Sen à la suite d’un affrontement armé en juillet 1997. «C’est...
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