Rois du pétrole, les séoudiens pourraient devenir les rois du sable
le 15 septembre 1998 à 00h00
L’Arabie Séoudite pourrait tirer d’énormes revenus de la vente du sable qui recouvre ses immenses étendues désertiques, et réduire ainsi sa dépendance vis-à-vis du pétrole, écrit lundi un quotidien économique séoudien. «Si nous calculons le volume de sable de l’Arabie Séoudite, nous serons surpris d’obtenir le chiffre de 20.000 milliards de tonnes, qui valent un total de 120.000 milliards de riyals», soit 32.000 mds USD, affirmé le très sérieux journal «al-Iqtissadiya». Cette énorme somme théorique représente ce que représenterait la vente de l’ensemble du sable séoudien. Le journal ne donne pas d’estimation de vente annuelle. A titre de comparaison, les recettes pétrolières séoudiennes ont été de 43 mds USD en 1997. «Le sable est largement utilisé par l’industrie, telle que la production du verre et des fibres, et certains pays en ont grandement besoin pour remblayer leurs côtes submergées», explique le journal. «L’exploitation industrielle du sable ou sa vente n’auront pas d’impact sur le terrain, au contraire elles aideront à diminuer l’ensablement des villes, des routes et des fermes» du royaume, assure «al-Iqtissadiya». Selon le journal, une telle exploitation pourrait «aider au reboisement et à l’exploitation agricole des terrains qui étaient couverts par le sable». Les étendues ensablées, concentrées dans les déserts de Roub Al-Khali (sud-est), Noufoud (centre) et Dahna (nord), couvrent 780.000 km2 de la superficie du royaume qui totalise 2,24 millions km2, précise le journal. La vente du sable, selon le journal, aiderait à diversifier les recettes du royaume, le pétrole formant 70% des recettes du gouvernement et contribuant au produit intérieur brut dans une proportion allant de 35 à 40%. L’Arabie Séoudite, premier producteur de brut qui détient le quart des réserves mondiales, peine à assurer le financement de ses projets de développement à cause de la chute des prix du pétrole qui ont atteint en cours d’année leur niveau le plus bas depuis dix ans. (AFP)
L’Arabie Séoudite pourrait tirer d’énormes revenus de la vente du sable qui recouvre ses immenses étendues désertiques, et réduire ainsi sa dépendance vis-à-vis du pétrole, écrit lundi un quotidien économique séoudien. «Si nous calculons le volume de sable de l’Arabie Séoudite, nous serons surpris d’obtenir le chiffre de 20.000 milliards de tonnes, qui valent un total de 120.000 milliards de riyals», soit 32.000 mds USD, affirmé le très sérieux journal «al-Iqtissadiya». Cette énorme somme théorique représente ce que représenterait la vente de l’ensemble du sable séoudien. Le journal ne donne pas d’estimation de vente annuelle. A titre de comparaison, les recettes pétrolières séoudiennes ont été de 43 mds USD en 1997. «Le sable est largement utilisé par l’industrie, telle que la production du...
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