Attention, tifosi sous pression! Le Grand Prix d’Italie de Formule 1 s’annonce chaud, très chaud, cette fin de semaine à Monza. Il a suffi d’une épreuve belge chaotique il y a quinze jours, de graves accusations et d’une attitude arrogante de Michael Schumacher (Ferrari) pour mettre le feu aux poudres. Le public milanais passe pour être le plus partisan, le plus démonstratif. Surtout quand il s’agit de la «Scuderia». L’accrochage de Spa entre David Coulthard (McLaren-Mercedes) et Schumacher, privant ce dernier d’une victoire et de la prise de pouvoir au Championnat du monde, a ainsi déclenché la colère des tifosi. La semaine passée, tout au long d’essais privés, les nombreux supporteurs italiens n’ont pas cessé de huer les moindres faits et gestes de Coulthard. Si le Britannique, imperméable à ce comportement hostile, a répondu par le meilleur temps des essais, les démonstrations partisanes des tifosi n’ont fait que renforcer les pilotes dans leur conviction. Pour ces derniers, Michael Schumacher est allé trop loin en accusant Coulthard d’avoir voulu «le tuer». «L’attitude du public me déplaît vraiment et je ne suis pas fier d’être Italien, déclarait à la presse italienne Jarno Trulli (Prost-Peugeot) la semaine dernière à Monza. C’est un comportement de supporteur de football qui n’a rien de sportif. Il est ridicule de pouvoir dire, et je ne l’admettrai pas, que Coulthard a volontairement poussé Schumacher à le percuter». Un front «anti- Schumacher» «C’était un incident de course, rien d’autre. La foule a été mise sous pression par le comportement arrogant de Michael (Schumacher). Nous savons tous les risques que nous courons et je ne comprends pas comment il a pu accuser Coulthard», reprenait Trulli. Même Eddie Irvine, coéquipier de Schumacher chez Ferrari, a pris la défense du Britannique. Un front «anti-Schumacher» se dessine d’ailleurs chez les pilotes, lassés des frasques à répétition, jamais véritablement sanctionnées, de l’Allemand. Certains souhaiteraient même qu’il démissionne de son poste de président de l’association des pilotes (GPDA). «La manière d’agir de Schumacher et Irvine cette saison les a amenés à être détestés par l’ensemble du plateau», révélait un pilote à Spa. Le discours de Michael Schumacher a d’ailleurs quelque peu changé depuis le Grand Prix de Belgique. De «Coulthard a ralenti brusquement, a freiné», l’Allemand, trois jours plus tard, estimait que l’Ecossais n’avait «pas accéléré comme il aurait dû le faire». De tout cela cependant, les tifosi n’en ont cure. Et une tentative de réconciliation, à l’occasion d’une rencontre prévue ce jeudi entre Coulthard et Schumacher, ne suffira sans doute pas à apaiser les supporteurs italiens. Monza risque bien d’être un chaudron hostile à l’équipe McLaren-Mercedes, à Mika Hakkinen et David Coulthard. En un mot aux adversaires susceptibles d’empêcher Ferrari et Michael Schumacher de remporter le titre mondial... (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Attention, tifosi sous pression! Le Grand Prix d’Italie de Formule 1 s’annonce chaud, très chaud, cette fin de semaine à Monza. Il a suffi d’une épreuve belge chaotique il y a quinze jours, de graves accusations et d’une attitude arrogante de Michael Schumacher (Ferrari) pour mettre le feu aux poudres. Le public milanais passe pour être le plus partisan, le plus démonstratif. Surtout quand il s’agit de la «Scuderia». L’accrochage de Spa entre David Coulthard (McLaren-Mercedes) et Schumacher, privant ce dernier d’une victoire et de la prise de pouvoir au Championnat du monde, a ainsi déclenché la colère des tifosi. La semaine passée, tout au long d’essais privés, les nombreux supporteurs italiens n’ont pas cessé de huer les moindres faits et gestes de Coulthard. Si le Britannique, imperméable à ce...