Un paysage à vous couper le souffle: Hammana, Falougha et les villégiatures du Haut-Metn à vos pieds. Un vaste domaine privé protégé par une montagne majestueuse, le Jabal el Knaisseh. Du cœur de cette montagne jaillit la source de Sohat. Les Romains l’ont compris bien avant nous. Pour preuve, la découverte de divers vestiges romains de canalisations et de pièces de monnaie à l’effigie de Caracalla, lors des premières prospections effectuées en 1910 par Habib Zoghzoghi. Sourcier émérite, il avait compris quels bienfaits pouvait procurer ce don de la nature qu’il venait de mettre à jour. Ses projets de mise en bouteille furent entravés par la déclaration de la première guerre mondiale. N’empêche, cette eau était recherchée par les gens du coin et même d’ailleurs. Les cours royales de Fayçal d’Irak ou de Farouk d’Egypte en faisaient une grande consommation. C’est à Claude Zoghzoghi qu’il sera donné de réaliser le rêve de son grand-père, qui lui a transmis sa passion. Et de la passion, il en fallait; six années seront nécessaires pour s’assurer de la faisabilité de l’entreprise. Des études menées conjointement à Paris, Bordeaux et Beyrouth ont confirmé que: - La source est issue d’une nappe profonde, et non d’une collecte d’eaux superficielles de ruissellement - La composition de l’eau est constante en toute saison. - Cette eau est pure d’un point de vue bactériologique, et possède des vertus favorables à la santé. Les projets de Habib Zoghzoghi pouvaient alors se concrétiser. L’aventure Sohat démarre en 1970. Elle durera encore longtemps, quand on sait que l’entreprise détient près de 60% du marché de l’eau minérale naturelle au Liban. L’usine d’embouteillage de Falougha fonctionne alors à plein régime. M. Magdi Batato, directeur de l’usine, a bien voulu nous servir de guide pour nous présenter ce bijou de technologie dont il n’est pas peu fier: ”La source”, nous dit-il, “jaillit à une altitude de 1710 mètres; une galerie captante de 120 mètres, dans laquelle ont été aménagés des bassins captants de marbre récoltant l’eau de roche, conduit cette eau vers l’usine. L’eau est alors filtrée pour éliminer les éventuels cailloux qui auraient pu s’y glisser. Aucun autre traitement chimique n’est effectué. L’eau est offerte au consommateur avec les qualités intrinsèques qu’elle a déjà à la source». Cette eau est très légère et renferme peu de minéraux. Même un nourrisson peut en boire, ce qui n’est pas le cas de toutes les eaux minérales. Un circuit d’embouteillage ultramoderne livre la nouvelle bouteille écologique de Sohat. Tout est mécanisé, l’intervention humaine se limitant à un rôle de surveillance. Le tout baigne dans un environnement aseptisé, dans le respect le plus strict des règles d’hygiène. «Des analyses quotidiennes sont effectuées dans nos laboratoires. Elles sont confirmées par des analyses aux laboratoires Ghorra à Beyrouth. Tous les mois, des tests sont effectués dans les laboratoires de Vittel, en France.» Ce savoir-faire évident n’a pu que séduire la multinationale suisse, Nestlé. Ce groupe a récemment acquis 49% des actions de Sohat. Quand on sait l’attention que portent les Suisses à l’hygiène, et quand on sait avec quelle attention Nestlé détermine ses investissements, on comprend que Sohat a acquis une dimension internationale. Mais ceci, les Libanais l’ont compris depuis bien longtemps, eux qui plébiscitent la marque tous les jours, à tel point que le nom de Sohat est devenu un nom générique aujourd’hui attribué à n’importe quelle bouteille d’eau minérale.
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