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Actualités - Reportage

Festival Ayloul Court-métrage Mohammed Soueid : un tango dansé en solo (photo)

Toujours dans le cadre du Festival Ayloul, le Centre culturel français projette «Tango of yearning» (Tango de l’espoir) de Mohammed Soueid (40 ans). Un film vidéo «personnel» de 70 minutes, en noir et blanc, où le metteur en scène dit sa nostalgie du passé, ses amours, ses déceptions, ses espoirs... Mohammed Soueid présente, par des jongleries techniques bien maîtrisées, une rétrospective kaléidoscopique du Liban d’hier, avec des extraits de films égyptiens et des morceaux d’archives (hommage à Bruce Lee, visions de guerre). Il brosse également un portrait réaliste du Liban d’aujourd’hui, à travers une série d’images qui font notre quotidien. Toutefois, le côté autoportrait ressort nettement et Soueid se penche longuement sur sa vie professionnelle et sur ses amours. Par le biais d’amis et de collègues qu’il interviewe sur lui-même, il recueille des témoignages positifs, élogieux. Narcissisme? Il règle également ses comptes en amour, en direct, et on se sent parfois de trop, indiscret. Mais où veut-il en arriver vraiment? «Nulle part. «Tango de l’espoir» est un film personnel, privé, à travers lequel j’ai voulu plutôt conclure une période de ma vie», répond-il. «Si je m’étends sur moi-même, sur ma vie, c’est parce qu’après tout il s’agit d’abord de moi. Toutefois, je ne pense pas être narcissique, car ces personnes qui disent du bien de moi expliquent en même temps pourquoi ils m’ont «utilisé». Car rien n’est gratuit, chacun sert son intérêt. Et puis les compliments ne sont que des mots». Et d’ajouter que «le Festival Ayloul nous offre justement la possibilité de produire ce genre de films qui en général ne trouvent pas preneurs. Les cinq films produits cette année sont d’ailleurs tous des films personnels où on a l’entière liberté de s’exprimer». Génération Evoqué à plusieures reprises, Télé-Liban bénéficie, elle aussi, d’un traitement de faveur. L’équipe de la chaîne télévisée et Mohammed Soueid se lancent des fleurs. «J’ai voulu raconter mon expérience à Télé-Liban, cette période qui représente pour moi l’étape d’après-guerre», indique Soueid. «Mais le film parle aussi de Télé-Liban en général, à une époque bien précise, de l’ambiance qui y régnait, de toute une atmosphère...». «Tango de l’espoir» est le titre d’une chanson de Nour el-Hoda. «Je l’ai choisi parce que le texte cadre bien avec le contenu de mon film», explique Soueid. «De plus, Nour el Hoda devait chanter dans le film, mais cela n’a finalement pas été possible parce qu’elle a dû se faire hospitaliser...» Une heure dix de noir et blanc, avec seulement quelques secondes de couleur, pour un passage «qui résume la seule période colorée de ma vie. Période riche, intense, pleine d’événements qui ont été décisifs et qui font que je suis aujourd’hui ce que je suis», souligne Soueid. «Avant et après cette période, même aujourd’hui, je ne parviens plus à voir le pays en couleur. Je crois qu’il en est de même pour beaucoup de personnes de mon âge», conclut-il. «Car finalement, «Tango de l’espoir» est un témoignage de toute une génération»...
Toujours dans le cadre du Festival Ayloul, le Centre culturel français projette «Tango of yearning» (Tango de l’espoir) de Mohammed Soueid (40 ans). Un film vidéo «personnel» de 70 minutes, en noir et blanc, où le metteur en scène dit sa nostalgie du passé, ses amours, ses déceptions, ses espoirs... Mohammed Soueid présente, par des jongleries techniques bien maîtrisées, une rétrospective kaléidoscopique du Liban d’hier, avec des extraits de films égyptiens et des morceaux d’archives (hommage à Bruce Lee, visions de guerre). Il brosse également un portrait réaliste du Liban d’aujourd’hui, à travers une série d’images qui font notre quotidien. Toutefois, le côté autoportrait ressort nettement et Soueid se penche longuement sur sa vie professionnelle et sur ses amours. Par le biais d’amis et de...