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Actualités - Chronologie

Bill et Monica : un roman feuilleton à l'eau de rose

Regards, baisers, étreintes furtives, mots doux, disputes, pleurs: la relation entre le président Bill Clinton et l’ancienne stagiaire à la Maison-Blanche, Monica Lewinsky, ressemble à un roman feuilleton à l’eau de rose. Outre les «dix rencontres sexuelles», le rapport du procureur indépendant Kenneth Starr, rendu public vendredi, indique qu’«au fil des mois» au long de leur liaison entre 1995 et 1997, Monica est tombée follement amoureuse du président jusqu’à imaginer peut-être un avenir commun avec lui à la Maison-Blanche. «Je ne m’attendais pas à tomber amoureuse du président et j’ai été surprise quand cela est arrivé», a-t-elle déclaré devant le grand jury. La relation entre Monica Lewinsky et le président, de près de 30 ans son aîné, démarre, d’après le rapport, comme dans tout roman feuilleton, par des échanges de regards et quelques mots. «Nous avons parlé brièvement, raconte Monica Lewinsky au grand jury, et avons reconnu qu’il y avait une attirance réciproque et il m’a demandé de l’embrasser». L’idylle commence le 15 novembre 1995, alors que, faute de budget voté, les fonctionnaires de la Maison-Blanche ont été renvoyés chez eux, selon le rapport Starr. Au fil des mois et des rencontres toujours fugaces, toujours en cachette, mais de plus en plus sexuelles entre la jeune fille et le président Bill Clinton, Monica s’attache à celui qu’elle a baptisé «beau mec». Lui l’appelle «ma douce», «bébé» ou parfois «chère». La clandestinité ne sied pas toujours à Monica. Elle témoigne, selon le rapport, que le 28 décembre 1997, «quand il me donnait mon baiser de Noël», le président «regardait par la fenêtre avec les yeux grands ouverts tandis qu’il m’embrassait». «Emotifs et pleins de feu» «Je me suis mise en colère parce que ce n’était pas très romantique», raconte-t-elle et il a répondu: «Je regarde juste pour voir s’il y a quelqu’un». Mlle Lewinsky et Bill Clinton, qui apparaît au fil des pages du rapport comme parfois étonnamment adolescent, sont «affectueux et démonstratifs» l’un avec l’autre, «s’étreignant et se tenant les mains». «Il passait sa main dans mes cheveux», selon Monica. Le président Clinton aurait dit à la jeune fille, relève le rapport, qu’il «aimait parler avec elle», qu’il se «sentait jeune» avec elle et qu’il lui avait dit qu’ils étaient «tous deux émotifs et pleins de feu». Le témoignage du président Clinton est cependant plus sobre. Reconnaissant avoir reçu des «messages plutôt affectueux» de la jeune femme, M. Clinton déclare au grand jury: «Je me souviens lui avoir dit qu’elle devrait faire attention à ce qu’elle écrivait, car beaucoup (de sa correspondance) était clairement déplacée», indique le président cité dans le rapport. Le président et la jeune femme passent «des heures au téléphone», échangent des cadeaux, s’appellent en pleine nuit et parfois se disputent. «Nous parlions absolument de tout ce qui nous passait par la tête», a déclaré Monica Lewinsky, devant le grand jury. Selon le rapport, M. Clinton demande à Monica Lewinsky si elle a parlé à quiconque de leur histoire. Elle assure que non, bien que sa mère, ses copines et sa psychothérapeute soient au courant de sa liaison avec le président. Dans une rencontre en tête à tête le 4 juillet 1997, M. Clinton la réprimande pour une lettre qu’elle lui avait envoyée «menaçant implicitement de dévoiler leur relation». «On ne menace pas un président des Etats-Unis» lui aurait-il dit, selon le rapport. «Etre ensemble» Quand il rompt définitivement le 24 mai 1997, il lui explique, selon le rapport, qu’il a «au début de son mariage, eu des centaines de liaisons; mais que depuis ses 40 ans, il a fait un effort pour être fidèle». Il reste en contact avec Monica Lewinsky, continue à lui offrir des cadeaux jusqu’en décembre dernier, lui parle parfois au téléphone. Le 4 juillet 1997, alors qu’elle menace de révéler leur liaison, il accepte qu’elle revienne le voir. Elle essaie alors de le séduire à nouveau, en vain. «Le président était plus affectueux qu’il ne l’avait jamais été», a-t-elle affirmé. «Il m’a dit qu’il aimerait avoir plus de temps pour moi. (…) Il a dit: peut-être, je ne sais pas, il se pourrait que je sois seul dans trois ans», a-t-elle ajouté. Mais M. Clinton repousse d’une plaisanterie la suggestion de la jeune femme d’«être ensemble», soulignant leur différence d’âge. Monica essaie encore en vain le 16 août de reprendre leur liaison. «Il m’a dit, j’essaie de ne pas faire cela, j’essaie d’être bon». Au fil des mois, la jeune femme désespérée se fait plus insistante, le président plus distant. Il lui promet, sans vraiment s’en occuper, de lui retrouver un emploi à la Maison-Blanche. En août, Monica exige qu’il lui trouve un emploi à New York d’ici fin octobre. Quelques semaines plus tard, elle lui fournit une liste de cinq sociétés où elle aimerait travailler. Elle refuse une première proposition, aux Nations Unies. Elle n’obtiendra une aide efficace de la part de l’ami du président, l’avocat Vernon Jordan, que lorsqu’elle est appelée à comparaître dans l’affaire Paula Jones en décembre. Mais bientôt, la relation se dégrade et Monica Lewinsky, exilée au Pentagone, puis sans l’emploi mirobolant dont elle rêve, n’a plus que ses yeux pour pleurer, dans le giron de sa bonne amie, Linda Tripp, par qui le scandale est arrivé. (AFP)
Regards, baisers, étreintes furtives, mots doux, disputes, pleurs: la relation entre le président Bill Clinton et l’ancienne stagiaire à la Maison-Blanche, Monica Lewinsky, ressemble à un roman feuilleton à l’eau de rose. Outre les «dix rencontres sexuelles», le rapport du procureur indépendant Kenneth Starr, rendu public vendredi, indique qu’«au fil des mois» au long de leur liaison entre 1995 et 1997, Monica est tombée follement amoureuse du président jusqu’à imaginer peut-être un avenir commun avec lui à la Maison-Blanche. «Je ne m’attendais pas à tomber amoureuse du président et j’ai été surprise quand cela est arrivé», a-t-elle déclaré devant le grand jury. La relation entre Monica Lewinsky et le président, de près de 30 ans son aîné, démarre, d’après le rapport, comme dans tout roman...