Dopage : mise en place d'un groupe de travail en France
le 09 septembre 1998 à 00h00
Les ministres du Sport et de la Santé ont mis en place mardi à Paris un groupe de travail chargé de réfléchir aux moyens de lutter contre le dopage à la suite du scandale qui a éclaté en juillet sur le Tour de France cycliste. Ce groupe, coprésidé par Olivier Rousselle, maître de requêtes au Conseil d’Etat, et par le professeur Jean-Paul Escande, ancien président de la commission de lutte antidopage, devra rendre un premier rapport à la mi-octobre, un mois avant la présentation aux députés de la loi sur le dopage mise au point par Marie-George Buffet. Bernard Kouchner, qui s’est alarmé de la pharmacodépendance de la société française, a précisé les objectifs assignés à cette commission. Elle devra réfléchir à une refonte des calendriers, se pencher sur l’environnement du sport et ses rapports à l’argent, consulter dirigeants et responsables de l’encadrement des sportifs. Enfin, elle étudiera la position ambiguë des médecins du sport, souvent pris en tenailles entre les exigences de leurs employeurs et la prise en charge de la santé des sportifs. «Le rôle des médecins du sport devra être précisé et leur formation devra être améliorée», a déclaré le secrétaire d’Etat à la Santé. «Il y a une volonté politique de freiner cette course au dopage. Le budget alloué à la lutte contre le dopage a triplé en trois ans», a déclaré Marie-George Buffet. La ministre des Sports s’est également inquiétée du projet de mise en place d’une Superligue de football qui réunirait les clubs les plus fortunés d’Europe. «Au moment où nous parlons de réduire les calendriers, voilà un projet qui va encore alourdir le calendrier du football pour des raisons purement financières», a-t-elle dit. Le groupe de travail, qui compte dix membres, est composé de médecins, de pharmaciens et d’universitaires mais ne comprend aucun sportif de haut niveau, ce dont s’est félicité Jean-Paul Escande. «Un athlète ne peut être à la fois juge et partie», a-t-il dit. (Reuters)
Les ministres du Sport et de la Santé ont mis en place mardi à Paris un groupe de travail chargé de réfléchir aux moyens de lutter contre le dopage à la suite du scandale qui a éclaté en juillet sur le Tour de France cycliste. Ce groupe, coprésidé par Olivier Rousselle, maître de requêtes au Conseil d’Etat, et par le professeur Jean-Paul Escande, ancien président de la commission de lutte antidopage, devra rendre un premier rapport à la mi-octobre, un mois avant la présentation aux députés de la loi sur le dopage mise au point par Marie-George Buffet. Bernard Kouchner, qui s’est alarmé de la pharmacodépendance de la société française, a précisé les objectifs assignés à cette commission. Elle devra réfléchir à une refonte des calendriers, se pencher sur l’environnement du sport et ses rapports à...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.