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Actualités - Chronologie

Golden League : vers un nouveau visage de l'athlétisme

La Golden League a vécu. Du moins dans sa formule actuelle. Dès la saison prochaine, elle sera modifiée. Mais sa finalité restera la même: remodeler progressivement le visage de l’athlétisme mondial. Car en dépit des défauts ou des insuffisances révélés lors de cette première édition, ses promoteurs peuvent s’enorgueillir d’avoir réussi à ramener dans le giron de la Fédération internationale (IAAF) les prestigieuses réunions de Zurich, Bruxelles, Oslo et Berlin. Avec la mise en place de leur «Golden Four», ces quatre-là ont menacé, pendant un temps, de faire durablement bande à part. En les intégrant dans sa Golden League, en compagnie des réunions de Rome et de Monaco, le président de l’IAAF, Primo Nebiolo, est même parvenu à jeter les bases d’une sorte de super Grand Prix à venir. Le nombre de réunions devra croître et on murmure déjà que Paris et peut-être d’autres réunions pourraient faire leur entrée dès l’an prochain. Cet accroissement n’ira sans doute pas sans poser quelques problèmes. Il est difficile d’admettre qu’une réunion aussi somptueuse que celle de Lausanne n’ait pas sa place en Golden League, même si la Suisse est déjà représentée par Zurich. Certes, il est douteux qu’il y ait encore, la saison prochaine une finale commune Golden League/Grand Prix IAAF, comme c’était le cas cette année à Moscou, les détenteurs des droits de télévision pour l’une et l’autre de ces manifestations n’étant pas les mêmes. Ne plus se disperser La nouvelle venue devra sans doute également admettre que l’athlétisme ne se dispute pas seulement en Europe, mais également sur d’autres continents. Pourtant, l’essentiel n’est pas là. Avec sa formule, la Golden League est parvenue à assurer à chaque fois un plateau d’une très grande qualité et d’une très grande homogénéité («Des mini-jeux Olympiques», s’émerveille régulièrement le président de l’IAAF). Elle a également séparé très nettement les notions de victoires et de records. Pour s’imposer de manière répétée (à sept reprises cette année), il faut savoir économiser ses efforts et ne pas se disperser. Du coup, les records procèdent désormais d’une toute autre logique. Seul, le Marocain Hicham El Guerrouj, sur 1500 mètres, est parvenu à remporter une part du «jackpot» final d’un million de dollars accordé aux athlètes invaincus, tout en battant un record du monde dans une réunion estampillée Golden League, à Rome le 14 juillet. Et il y a fort à parier que de tels coups doubles se feront de plus en plus rares à l’avenir. Ces caractéristiques pourraient marquer durablement l’évolution de l’athlétisme mondial, même si cette montée en puissance de la Golden League devrait entraîner à l’avenir la disparition d’un certain nombre de réunions. (AFP)
La Golden League a vécu. Du moins dans sa formule actuelle. Dès la saison prochaine, elle sera modifiée. Mais sa finalité restera la même: remodeler progressivement le visage de l’athlétisme mondial. Car en dépit des défauts ou des insuffisances révélés lors de cette première édition, ses promoteurs peuvent s’enorgueillir d’avoir réussi à ramener dans le giron de la Fédération internationale (IAAF) les prestigieuses réunions de Zurich, Bruxelles, Oslo et Berlin. Avec la mise en place de leur «Golden Four», ces quatre-là ont menacé, pendant un temps, de faire durablement bande à part. En les intégrant dans sa Golden League, en compagnie des réunions de Rome et de Monaco, le président de l’IAAF, Primo Nebiolo, est même parvenu à jeter les bases d’une sorte de super Grand Prix à venir. Le nombre de...