Balladur taxe le gouvernement Jospin d'immobilisme
le 08 septembre 1998 à 00h00
L’ancien premier ministre RPR Edouard Balladur a reproché au gouvernement de Lionel Jospin d’avoir fait preuve d’«immobilisme» sans profiter de la croissance. Invité de l’émission Public, sur TF1, il a également estimé que l’Alliance était la «dernière chance de l’opposition pour éviter une fusion et a souhaité que les Français soient consultés sur son futur programme». S’inquiétant des conséquences de la crise monétaire, Edouard Balladur a estimé que le gouvernement n’avait pas profité «de la chance qui est la sienne» d’une période de croissance relativement stable. «Depuis 18 mois ou 15 mois que ce gouvernement est au pouvoir, quelle est la décision difficile et courageuse qu’il a prise?», a-t-il demandé. «Ah si, on a distribué un peu d’argent, on a créé des emplois (...) Mais quelle est la décision difficile qu’il a prise pour réduire les déficits publics, pour rétablir l’équilibre de la sécurité sociale, pour qu’il y ait un peu plus de sécurité», a-t-il ajouté. Prié de dire s’il taxait le gouvernement de démagogie, Edouard Balladur a répondu: «et d’immobilisme. Il a fait un certain nombre de choses mais c’est tout à fait insuffisant». L’ex-premier ministre a souligné que l’on commençait à entendre des «propos pessimistes» sur les conséquences de la crise financière sur l’économie française. «Ce qui m’inquiète, c’est que si cette croissance disparaît, nous n’aurons plus les marges de manœuvre», a-t-il dit. Edouard Balladur a présenté un projet en 15 propositions qui vise à limiter le rôle de l’Etat, à accroître la décentralisation et à mieux organiser les dépenses publiques. Il prône également une modification de la constitution pour définir plus clairement les pouvoirs du président de la République. Présentant ces réformes comme une contribution au projet de l’Alliance, il a souhaité qu’on «consulte tous les Français» intéressés par le futur programme de l’opposition. «On peut susciter le vote de centaines de milliers de personnes qui diraient ‘voilà nous approuvons ou nous n’approuvons pas telle chose ou telle autre’. Autrement dit, il y aurait quelque chose de nouveau dans la politique française», a-t-il dit. Edouard Balladur s’est défendu de préconiser la disparition de la Sécurité sociale au profit d’assurances privées mais «une concurrence si besoin est avec quelques caisses privées et à condition d’en faire l’expérience dans deux régions». (Reuters)
L’ancien premier ministre RPR Edouard Balladur a reproché au gouvernement de Lionel Jospin d’avoir fait preuve d’«immobilisme» sans profiter de la croissance. Invité de l’émission Public, sur TF1, il a également estimé que l’Alliance était la «dernière chance de l’opposition pour éviter une fusion et a souhaité que les Français soient consultés sur son futur programme». S’inquiétant des conséquences de la crise monétaire, Edouard Balladur a estimé que le gouvernement n’avait pas profité «de la chance qui est la sienne» d’une période de croissance relativement stable. «Depuis 18 mois ou 15 mois que ce gouvernement est au pouvoir, quelle est la décision difficile et courageuse qu’il a prise?», a-t-il demandé. «Ah si, on a distribué un peu d’argent, on a créé des emplois (...) Mais...
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