Scandale aux finances : Mirza s'apprête à interroger des fonctionnaires du ministère
le 04 septembre 1998 à 00h00
On pensait que l’enquête dans l’affaire Raafat Sleiman ou plus exactement l’affaire du détournement de fonds au ministère des Finances avait été renvoyée aux calendes grecques. Il n’en est rien. Le premier juge d’instruction de Beyrouth, M. Saïd Mirza, poursuit ses investigations et s’apprête maintenant à interroger de hauts fonctionnaires de ce département, rapporte notre chroniqueur judiciaire, Bahjat Jaber. M. Mirza poursuit depuis des mois une enquête qui lui a permis en définitive de découvrir que le détournement de fonds aux Finances se faisait à trois niveaux: Il y a d’abord Antoine Tayyar, un fonctionnaire du ministère aujourd’hui en prison, qui puisait dans les caisses de ce ministère. Il y a ensuite son collègue Raafat Sleiman, qui opérait également en solitaire et dont l’assassinat, rappelle-t-on, avait mis les enquêteurs sur la piste des escrocs. Il y a ensuite le réseau formé par Tayyar, Sleiman et leur complice Farid Moussalli. Rappelons que c’est Moussalli qui avait abattu Sleiman avant d’être lui-même tué lors d’une fusillade avec une unité des forces de l’ordre qui venait l’arrêter. Les rapports établis par des spécialistes et des responsables du ministère des Finances ont en outre permis au premier juge d’instruction de Beyrouth de retenir la responsabilité d’un certain nombre des hauts fonctionnaires de ce département. Ceux-là sont poursuivis pour négligence: on leur reproche de ne pas avoir vérifié les registres du ministère ce qui a facilité un détournement régulier des deniers publics sur une période de trois ans. On sait que les sommes subtilisées s’élèvent à plusieurs milliards de livres, mais on ignore toujours le chiffre exact. M. Joseph Samaha, procureur général financier, avait engagé des poursuites judiciaires contre ces fonctionnaires qui n’avaient pas vu que des milliards disparaissaient des caisses du ministère et que ses registres étaient falsifiés. Le juge Mirza a décidé d’approfondir son enquête à la lumière des nouvelles données obtenues. Il a délivré des mandats d’amener à l’encontre des fonctionnaires dont l’identité n’a pas été révélée.
On pensait que l’enquête dans l’affaire Raafat Sleiman ou plus exactement l’affaire du détournement de fonds au ministère des Finances avait été renvoyée aux calendes grecques. Il n’en est rien. Le premier juge d’instruction de Beyrouth, M. Saïd Mirza, poursuit ses investigations et s’apprête maintenant à interroger de hauts fonctionnaires de ce département, rapporte notre chroniqueur judiciaire, Bahjat Jaber. M. Mirza poursuit depuis des mois une enquête qui lui a permis en définitive de découvrir que le détournement de fonds aux Finances se faisait à trois niveaux: Il y a d’abord Antoine Tayyar, un fonctionnaire du ministère aujourd’hui en prison, qui puisait dans les caisses de ce ministère. Il y a ensuite son collègue Raafat Sleiman, qui opérait également en solitaire et dont l’assassinat,...
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