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Actualités - Chronologie

Serbes et albanais à la recherche d'un compromis sur le Kosovo

Belgrade et les Albanais du Kosovo ont accepté sous la pression américaine le principe d’un accord intérimaire devant aboutir à moyen terme à la définition du futur statut de la province, où les forces serbes ont néanmoins poursuivi leurs opérations, tuant 35 séparatistes en deux jours. «Belgrade et Pristina (chef-lieu du Kosovo) sont d’accord pour poursuivre une telle approche. Ils sont également d’accord pour qu’au terme d’une certaine période, par exemple de trois ans, nous fassions le point et envisagions des mesures additionnelles», a déclaré à la presse le médiateur américain Christopher Hill. Globalement, «les deux parties sont d’accord sur ce que nous pouvons réaliser» durant cette période initiale, a-t-il indiqué. Le diplomate américain venait d’informer le chef des Albanais du Kosovo, Ibrahim Rugova, de la proposition du président yougoslave Slobodan Milosevic d’un accord intérimaire prévoyant d’octroyer au Kosovo «un certain degré d’auto-administration». Cet accord intérimaire, dont les détails doivent encore être mis au point, sera surtout destiné à «créer un cadre» pour la mise en place d’institutions démocratiques dans la province, a indiqué sous couvert d’anonymat un diplomate proche des négociations indirectes conduites depuis plusieurs semaines par M. Hill entre Belgrade et Pristina. Malgré cette première avancée notable dans le processus de paix, le président Milosevic a montré sa détermination à «éradiquer» les extrémistes de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), dont au moins 35 ont été tués mardi et mercredi par les forces gouvernementales dans le sud de la province, autour de Prizren, a-t-on annoncé de source serbe. Cela porte à environ 800 le nombre des Albanais tués depuis le début du conflit au Kosovo il y a six mois, selon des sources albanaises. Côté forces gouvernementales, le bilan officiel s’élève à 66 policiers et 22 membres de l’armée fédérale yougoslave tués durant cette période. Présence «solide» M. Hill, qui entend poursuivre ses navettes entre Belgrade et Pristina, considère que les conditions ne sont pas mûres pour des négociations directes entre autorités serbes et responsables albanais, selon une source diplomatique. L’accord intérimaire dont les deux parties acceptent désormais le principe devrait être révisé au bout de trois ans, afin de redéfinir le statut du Kosovo, dont Belgrade a supprimé en 1989 l’autonomie. L’un des problèmes les plus épineux est celui de la présence dans la province d’importantes forces de sécurité serbes. «Nous discutons activement (de la mise en place) d’une force de police multi-ethnique», a révélé un diplomate, ajoutant que l’Occident était favorable à une présence internationale «solide» au Kosovo. «Nous devons faire en sorte que le respect de tout accord soit surveillé correctement et de près», a-t-il expliqué. L’annonce d’un compromis possible entre Belgrade et les Albanais du Kosovo a suscité une vive réaction du vice-premier ministre serbe Vojislav Seselj, chef du Parti radical (ultra-nationaliste), qui a soupçonné les Américains de «vouloir faire du Kosovo une troisième république yougoslave», aux côtés de la Serbie et du Monténégro. «Il est hors de question de modifier la constitution de la République de Serbie» (dont le Kosovo fait partie), a-t-il dit, selon la presse. A Vienne où elle est arrivée jeudi, le secrétaire d’Etat Madeleine Albright a demandé aux Européens de «faire davantage pour l’aide humanitaire» aux personnes déplacées à l’intérieur du Kosovo et de «faire pression« sur le président Milosevic afin de trouver une solution politique au conflit, selon un haut responsable américain. Les organisations humanitaires estiment à plus de 230.000 le nombre des Kosovars ayant fui les combats, dont un grand nombre sont sans-abri. (AFP)
Belgrade et les Albanais du Kosovo ont accepté sous la pression américaine le principe d’un accord intérimaire devant aboutir à moyen terme à la définition du futur statut de la province, où les forces serbes ont néanmoins poursuivi leurs opérations, tuant 35 séparatistes en deux jours. «Belgrade et Pristina (chef-lieu du Kosovo) sont d’accord pour poursuivre une telle approche. Ils sont également d’accord pour qu’au terme d’une certaine période, par exemple de trois ans, nous fassions le point et envisagions des mesures additionnelles», a déclaré à la presse le médiateur américain Christopher Hill. Globalement, «les deux parties sont d’accord sur ce que nous pouvons réaliser» durant cette période initiale, a-t-il indiqué. Le diplomate américain venait d’informer le chef des Albanais du Kosovo,...