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Actualités - Chronologie

L'OCDE n'exclut pas une activité ralentie aux Etats-Unis et en Europe

L’OCDE va réviser en baisse ses prévisions déjà pessimistes pour le Japon et la Corée du Sud et n’exclut pas un ralentissement de l’activité aux Etats-Unis et en Europe si la crise financière affecte la confiance des consommateurs, a indiqué mardi un responsable de l’Organisation. La croissance en Europe et aux Etats-Unis reste «globalement sur la voie prévue», a estimé le chef des perspectives économiques de l’Organisation de coopération et de développement économiques, Paul Atkinson. L’OCDE a prévu pour les Etats-Unis une croissance de 2,7% en 1998 et 2,1% en 1999 et pour l’Union européenne de 2,7% en 1998 et 2,8% en 1999. Le vrai problème est le Japon, dont l’OCDE a constamment révisé en baisse les prévisions de croissance depuis deux ans. En mai, après l’adoption d’un plan de relance par le gouvernement japonais, l’OCDE avait estimé que le Japon pouvait éviter cette année la récession et connaître une croissance proche de zéro si les mesures de ce programme étaient rapidement appliquées. Mais désormais l’OCDE estime que le Japon va connaître en 1998 une croissance négative «en l’absence de politique cohérente». Quant à la Corée du Sud, l’OCDE avait déjà révisé en baisse sa prévision pour 1998 et estimé que le PIB devrait reculer de 4,7% cette année. Aux Etats-Unis, «les marchés boursiers étaient montés plus haut que cela n’était souhaitable». «Une correction était nécessaire» et la baisse de 20% survenue depuis la fin juillet à Wall Street est «peut-être suffisante», a déclaré Paul Atkinson. D’une manière générale, «cet ajustement est bon pour l’économie américaine» et les Etats-Unis pourraient connaître une «croissance ralentie dans un environnement plus sain», a estimé de son côté Ignazio Visco, économiste en chef de l’OCDE. Si la crise financière devait s’aggraver et réduire l’activité économique, «il y a ne marge de manœuvre» pour une baisse des taux d’intérêt aux Etats-Unis car le budget fédéral est à l’équilibre, a souligné M. Visco. Mais s’il y a une révision elle ne portera que sur «quelques décimales», a-t-il assuré. La croissance américaine a été plus forte de prévu au premier semestre 1998 et devrait «ralentir substantiellement» au second semestre, selon lui. Dans les deux ans à venir, M. Visco estime qu’il y aura un ralentissement de la consommation outre-Atlantique car la baisse des marchés boursiers écornera la richesse des ménages. Quant à l’Europe, la baisse des marchés boursiers n’a pas le même impact car les ménages européens détiennent moins d’actions que les Américains. Mais «la confiance pourrait être affectée» par une aggravation de la crise financière, a estimé M. Visco. Il a toutefois relevé que les taux d’intérêt en Europe restaient bas et que les autorités monétaires disposaient d’une «marge de manœuvre» pour ne pas les relever, en cas d’aggravation de la situation. Les autorités monétaires de la zone euro avaient laissé entendre au début de l’été qu’une hausse des taux directeurs interviendrait d’ici la fin de l’année. Concernant l’impact de la tourmente russe sur l’Europe, M. Visco a souligné qu’il serait bien moindre que celui de la crise asiatique sur le plan commercial. L’effet de la crise en Asie sur les échanges a déjà été absorbé, a-t-il estimé. En outre les exportations européennes vers la Russie ne représentent qu’un demi-point du PIB de l’Europe, a-t-il remarqué. Quant à l’exposition des banques européennes en Russie, elle s’élève à quelque 45,5 milliards de dollars dont une bonne partie est couverte par des garanties d’Etat ou par leurs réserves. C’est «une mauvaise surprise», comparable aux déboires du Crédit Lyonnais. Mais «il n’y a pas de risque systémique macro-économique» découlant de l’exposition des banques européennes en Russie. (AFP)
L’OCDE va réviser en baisse ses prévisions déjà pessimistes pour le Japon et la Corée du Sud et n’exclut pas un ralentissement de l’activité aux Etats-Unis et en Europe si la crise financière affecte la confiance des consommateurs, a indiqué mardi un responsable de l’Organisation. La croissance en Europe et aux Etats-Unis reste «globalement sur la voie prévue», a estimé le chef des perspectives économiques de l’Organisation de coopération et de développement économiques, Paul Atkinson. L’OCDE a prévu pour les Etats-Unis une croissance de 2,7% en 1998 et 2,1% en 1999 et pour l’Union européenne de 2,7% en 1998 et 2,8% en 1999. Le vrai problème est le Japon, dont l’OCDE a constamment révisé en baisse les prévisions de croissance depuis deux ans. En mai, après l’adoption d’un plan de relance par le...