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Actualités - Chronologie

La région du Cap, foyer d'une population musulmane nombreuse et organisée

La région du Cap comprend une forte population musulmane, encadrée par des organisations puissantes qui mènent depuis plusieurs années une campagne violente contre les seigneurs de la drogue et les gangs des banlieues. La majorité des quelque 500.000 musulmans de la région sont originaires de Malaisie et d’Indonésie, amenés en Afrique du Sud comme esclaves par les Hollandais au XVIIIe siècle. Délivrés ultérieurement de l’esclavage, mais classés dans les populations non blanches, les musulmans avaient un statut de seconde zone sous l’apartheid. Certains de leurs quartiers du Cap furent rasés et la plupart des habitants regroupés de force dans les banlieues de Cape Flats, aujourd’hui en proie aux gangs et à la violence. Les musulmans participèrent à la lutte anti-apartheid, notamment dans la région du Cap et, après les premières élections multiraciales de 1994, nombre d’entre eux furent élus au Parlement et appelés à exercer des responsabilités au sein du gouvernement. Mais l’essentiel de la communauté musulmane, considérée comme l’une des plus religieuses et conservatrices en Afrique du Sud, est resté localisé dans les Cape Flats où les gangs règnent en véritables maîtres. Des groupes organisés se sont constitués en réaction, en particulier la très militante organisation du Peuple contre le gangstérisme et la drogue (PAGAD), qui utilise les mêmes méthodes violentes que les gangs pour combattre ces derniers. Le PAGAD a déclaré un «jihad» (guerre sainte) contre les gangs et a proclamé que leurs amis du Hezbollah pro-iranien étaient prêts à les aider. Il a participé à des manifestations anti-israéliennes et anti-américaines — notamment au moment de la visite de Bill Clinton en mars dernier — avec une autre organisation radicale musulmane, les «Musulmans contre l’oppression globale». Le PAGAD n’est toutefois qu’une des facettes de l’activisme islamiste en Afrique du Sud. Selon un rapport des services de renseignements sud-africains, au moins onze groupes «musulmans extrémistes fondamentalistes» ont été répertoriés dans le pays depuis deux ans. Ces groupes, dont des membres ont suivi un entraînement militaire en Libye, Afghanistan et Iran, sont décrits dans ce rapport comme une menace sérieuse à la sécurité. (AFP)
La région du Cap comprend une forte population musulmane, encadrée par des organisations puissantes qui mènent depuis plusieurs années une campagne violente contre les seigneurs de la drogue et les gangs des banlieues. La majorité des quelque 500.000 musulmans de la région sont originaires de Malaisie et d’Indonésie, amenés en Afrique du Sud comme esclaves par les Hollandais au XVIIIe siècle. Délivrés ultérieurement de l’esclavage, mais classés dans les populations non blanches, les musulmans avaient un statut de seconde zone sous l’apartheid. Certains de leurs quartiers du Cap furent rasés et la plupart des habitants regroupés de force dans les banlieues de Cape Flats, aujourd’hui en proie aux gangs et à la violence. Les musulmans participèrent à la lutte anti-apartheid, notamment dans la région du Cap et,...