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Actualités - Chronologie

Divergences politiques Chine-Japon : Jiang reporte sa visite à Tokyo

Les médias japonais bruissent de rumeurs sur le fait que les inondations en Chine n’ont été qu’un prétexte au report de la visite au Japon du président Jiang Zemin, conduisant le gouvernement nippon a exprimer un démenti formel. Trois quotidiens nationaux japonais affirment que des divergences politiques, en particulier sur Taiwan, ont en réalité motivé le report de cette visite, la première au Japon d’un président chinois, qui devait, début septembre, proclamer l’avènement d’une nouvelle ère de coopération entre les deux géants de l’Asie pour le XXIe siècle. Selon le très sérieux quotidien des affaires «Nihon Keizai», Pékin avait proposé à Tokyo d’inclure dans une déclaration conjointe l’adhésion explicite du Japon à la politique des «trois non» sur Taiwan: refus de l’indépendance de Taiwan, de l’existence de «deux Chine» et de l’appartenance de Taiwan à des organisations internationales qui symboliserait l’existence d’un Etat. Le Japon reconnaît l’existence d’une seule Chine et a rompu ses liens officiels avec Taipei. Il aurait cependant exprimé ses réserves quant à cette demande, suscitant l’irritation de Pékin. Le «Tokyo Shimbun» écrit que le Japon souhaitait inclure dans cette déclaration la coopération économique entre les deux voisins ainsi qu’un engagement de coopération sur la non-prolifération nucléaire. Pékin souhaitait lui que soit mentionnée la reconnaissance par le Japon des exactions commises pendant la guerre. TGV Pékin-Shanghai Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères japonais, M. Sadaaki Numata, a catégoriquement démenti ces informations. «Je ne crois pas que cela soit vrai», a-t-il dit. «Nous avons eu des explications tout à fait complètes sur la raison pour laquelle cette visite a été reportée», a-t-il expliqué. «La partie chinoise nous a expliqué qu’en raison de la gravité des dommages subis, le président Jiang Zemin se tenait aux côtés de la population et de l’armée», a-t-il dit. M. Numata a ajouté qu’une lettre du président chinois au premier ministre japonais Keizo Obuchi expliquant les raisons de ce report avait été transmise par l’intermédiaire de l’ambassadeur japonais à Pékin, M. Sakutaro Tanino. Ce responsable a précisé que le Japon était satisfait de ces explications, notant au passage que ce report concerne aussi l’étape de la visite en Russie. «Nous espérons que cette visite pourra se réaliser aussitôt que possible, peut-être cette année», a-t-il dit. Les deux voisins entretiennent traditionnellement des relations tumultueuses. Les ambitions politiques de la Chine en Asie et son réarmement suscitent une certaine inquiétude au Japon tandis que les déclarations des nationalistes japonais sur le rôle du Japon provoquent fréquemment des réactions indignées de Pékin. Cette visite du 6 au 11 septembre, après une étape de deux jours à Moscou, devait être l’occasion pour les deux pays de commémorer le 20 anniversaire de la signature d’un traité d’amitié entre Pékin et Tokyo et de sceller des relations de plus grande confiance. Elle aurait été l’aboutissement d’efforts déployés par les deux pays depuis l’an dernier pour mettre une sourdine à leurs différends, en particulier territoriaux. Ceux-ci et les essais nucléaires chinois avaient provoqué une période de rafraîchissement diplomatique jusqu’à l’an dernier. Les médias japonais notent que, compte tenu du calendrier serré des responsables politiques japonais et chinois, il n’est pas sûr que la visite puisse avoir lieu cette année. Sitôt le report annoncé, un porte-parole du gouvernement japonais s’était empressé de dire que les inondations en étaient «à 100%» responsables. Selon l’agence Kyodo, le premier ministre japonais comptait saisir cette occasion pour annoncer une enveloppe de prêts dépassant 100 milliards de yens (702 millions de dollars) pour financer la construction d’un TGV entre Pékin et Shanghai. Tokyo espérait ainsi battre une offre franco-allemande pour ce projet pharaonique de 1300 kilomètres. (AFP)
Les médias japonais bruissent de rumeurs sur le fait que les inondations en Chine n’ont été qu’un prétexte au report de la visite au Japon du président Jiang Zemin, conduisant le gouvernement nippon a exprimer un démenti formel. Trois quotidiens nationaux japonais affirment que des divergences politiques, en particulier sur Taiwan, ont en réalité motivé le report de cette visite, la première au Japon d’un président chinois, qui devait, début septembre, proclamer l’avènement d’une nouvelle ère de coopération entre les deux géants de l’Asie pour le XXIe siècle. Selon le très sérieux quotidien des affaires «Nihon Keizai», Pékin avait proposé à Tokyo d’inclure dans une déclaration conjointe l’adhésion explicite du Japon à la politique des «trois non» sur Taiwan: refus de l’indépendance de...