L'intervention angolaise vise à protéger les intérêts économiques de Luanda
le 27 août 1998 à 00h00
L’Angola, qui s’était imposé comme puissance militaire régionale en apportant un soutien militaire déterminant à Laurent-Désiré Kabila lors de la prise de pouvoir de ce dernier et à Denis Sassou Nguesso pour renverser le président Pascal Lissouba, a été contraint à nouveau d’intervenir en République démocratique du Congo pour défendre ses propres intérêts. L’enclave angolaise de Cabinda, située sur l’Atlantique entre la RDC et le Congo, produit l’essentiel du pétrole angolais et Luanda ne peut permettre une déstabilisation de la région qui menacerait sa principale richesse. La production pétrolière angolaise qui s’élève actuellement à plus de 700.000 barils/jour pourrait passer rapidement à un million de barils/j grâce à la découverte de nouveaux gisements au large de Cabinda. Le soutien apporté il y a 14 mois à Laurent-Désiré Kabila lors de son offensive contre l’armée du président Mobutu Sese Seko était tout naturel. Le Zaïre avait, en effet, pendant des années, ouvertement accordé l’«asile» aux forces de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA — ex-rébellion) qui y avait installé de nombreuses bases. Mais, selon certains observateurs à Luanda, le nouveau régime de Kinshasa n’a pas honoré complètement sa dette envers l’Angola et l’UNITA se servirait encore du territoire de la RDC pour approvisionner ses forces à l’intérieur de l’Angola. En intervenant à nouveau aux côtés de Laurent Kabila, avec ses forces spéciales, ses blindés et son aviation, Luanda pourrait en profiter pour tenter de couper des lignes de communication et d’approvisionnement de l’UNITA qui, selon des diplomates en poste à Luanda, se battrait aux côtés des rebelles. Confronté chez lui à une véritable guérilla, menée par les forces «résiduelles» de l’UNITA, l’Angola a adopté une politique légaliste qui consiste à s’en tenir aux accords de paix de novembre 1994 et de faire porter au mouvement de Jonas Savimbi toute la responsabilité de la situation chaotique qui règne dans le pays. (AFP-Reuters)
L’Angola, qui s’était imposé comme puissance militaire régionale en apportant un soutien militaire déterminant à Laurent-Désiré Kabila lors de la prise de pouvoir de ce dernier et à Denis Sassou Nguesso pour renverser le président Pascal Lissouba, a été contraint à nouveau d’intervenir en République démocratique du Congo pour défendre ses propres intérêts. L’enclave angolaise de Cabinda, située sur l’Atlantique entre la RDC et le Congo, produit l’essentiel du pétrole angolais et Luanda ne peut permettre une déstabilisation de la région qui menacerait sa principale richesse. La production pétrolière angolaise qui s’élève actuellement à plus de 700.000 barils/jour pourrait passer rapidement à un million de barils/j grâce à la découverte de nouveaux gisements au large de Cabinda. Le soutien...
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