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Actualités - Chronologie

Frappes US : Washington opposé à l'envoi d'une mission d'enquête au Soudan

Les Etats-Unis sont opposés à l’envoi d’une mission d’enquête au Soudan réclamée par Khartoum après le raid américain sur une usine pharmaceutique accusée de produire des armes chimiques. Le chargé d’affaires américain à l’ONU, Peter Burleigh, a déclaré: «Nous n’y voyons aucune raison». Le diplomate américain s’exprimait dans la nuit de lundi à mardi avant une réunion à huis clos des quinze membres du Conseil de Sécurité qui devait examiner la plainte soudanaise. Le représentant adjoint de la Chine, Shen Guofang, a déclaré de son côté aux journalistes que Pékin «comprenait (la) position (des Soudanais)». «J’espère», a-t-il affirmé, «que les Etats-Unis vont nous donner des preuves fortes à l’appui de leurs accusations selon lesquelles l’usine produisait des gaz toxiques». Le Conseil a différé sa décision Le Soudan demande que le Conseil de Sécurité ordonne une enquête pour prouver que cette usine, détruite par une attaque de missiles de croisière, ne produisait pas d’armes prohibées. Il a même suggéré que l’ancien président américain, Jimmy Carter, dirige la commission d’enquête. Le secrétaire d’Etat soudanais aux Affaires étrangères, Gabrial Roric, dans une lettre au Conseil, réclame également une compensation de la part des Etats-Unis et une condamnation de Washington par le Conseil de Sécurité. Une condamnation de l’attaque de jeudi dernier était toutefois exclue, car les Etats-Unis disposent, comme les quatre autres membres permanents du Conseil de Sécurité, d’un droit de veto. Le conseiller du président Bill Clinton pour les affaires de sécurité nationale, Sandy Berger, a affirmé qu’«il est indiscutable que l’usine pharmaceutique de Khartoum était utilisée pour produire des agents chimiques» entrant dans la composition de gaz toxiques. Il a fait état de «preuves matérielles» irréfutables. Outre l’attaque au Soudan, Washington a effectué des tirs de missiles de croisière contre plusieurs sites terroristes présumés en Afghanistan qui serviraient de camps d’entraînement aux réseaux dirigés par le fondamentaliste islamique Oussama Ben Laden, un milliardaire d’origine séoudienne. Les Etats-Unis accusent Ben Laden d’être l’instigateur des attentats le 7 août contre les ambassades américaines à Nairobi et Dar es-Salaam, qui ont fait 257 morts, dont 12 Américains. Les Etats-Unis ont affirmé avoir agi en représailles de ces attentats et ont invoqué la «légitime défense», reconnue par l’article 51 de la Charte des Nations Unies. M. Roric a qualifié de «naïves, illogiques et sans fondement» les invocations de la légitime défense. Le ministre soudanais a également demandé aux quinze membres du Conseil de condamner «cette agression barbare et injuste» et de tenir Washington responsable «de tous les dégâts matériels et des victimes humaines de cette agression». Le groupe arabe à l’ONU a décidé de soutenir la demande soudanaise. Plusieurs ingénieurs ayant participé à la construction de l’usine, dans le nord de Khartoum, ont affirmé que cette installation ne pouvait pas produire d’armes chimiques. L’ONU avait confirmé vendredi que l’usine soudanaise avait un contrat avec l’Irak pour fournir des médicaments vétérinaires. L’attaque, selon les autorités de Khartoum, a fait un mort et sept blessés. (AFP-Reuters)
Les Etats-Unis sont opposés à l’envoi d’une mission d’enquête au Soudan réclamée par Khartoum après le raid américain sur une usine pharmaceutique accusée de produire des armes chimiques. Le chargé d’affaires américain à l’ONU, Peter Burleigh, a déclaré: «Nous n’y voyons aucune raison». Le diplomate américain s’exprimait dans la nuit de lundi à mardi avant une réunion à huis clos des quinze membres du Conseil de Sécurité qui devait examiner la plainte soudanaise. Le représentant adjoint de la Chine, Shen Guofang, a déclaré de son côté aux journalistes que Pékin «comprenait (la) position (des Soudanais)». «J’espère», a-t-il affirmé, «que les Etats-Unis vont nous donner des preuves fortes à l’appui de leurs accusations selon lesquelles l’usine produisait des gaz toxiques». Le Conseil...