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Actualités - Chronologie

Le président Zéroual veut désamorcer les tensions sociales

Le président algérien Liamine Zéroual a appelé mercredi au dialogue pour «éloigner les tensions» dans un désir d’apaiser le mécontentement de milliers de salariés licenciés et les défenseurs du berbère en Kabylie. Le président Zéroual a plaidé pour «un dialogue continu avec les partenaires sociaux pour écarter les incompréhensions et éloigner les tensions», dans un discours radio-télévisé. Il a également voulu tranquilliser les défenseurs du tamazight (la langue berbère) en affirmant que l’entrée en application, le 5 juillet, d’une loi sur la généralisation de l’utilisation de la langue arabe, n’était pas une mesure dirigée contre le tamazight. «Cette mesure (n’est pas) une volonté de marginaliser la dimension amazighe de notre identité nationale, une dimension que l’Algérie peut légitimement s’honorer d’avoir restauré durant ces trois dernières années», a rassuré M. Zéroual. Des manifestations, suivies de heurts avec la police, s’étaient déroulées en Kabylie à la suite de l’assassinat, le 25 juin, du chanteur Lounès Matoub, chantre de l’amazighité. Au moins trois morts ont été enregistrés. Des édifices publics avaient été brûlés par des manifestants qui avaient accusé les autorités d’avoir assassiné Matoub en raison de son opposition à l’arabisation, alors qu’un communiqué annonçait la création d’un Mouvement armé berbère (MAB) menaçant de s’attaquer à tous ceux qui appliqueraient la loi sur la généralisation de l’arabe. Sur le front social, la puissante centrale syndicale UGTA a averti qu’elle appellerait à la grève générale en septembre si le gouvernement persistait à fermer des entreprises et à licencier des milliers de salariés. Tout en assurant que les réformes «n’occultent pas les besoins sociaux pressants qu’il convient de prendre, de plus en plus, en charge», M. Zéroual a estimé que «la poursuite de ces réformes demeure une nécessité incontournable si nous voulons dépasser les résultats partiels et éphémères». «Une bataille de longue haleine reste encore à gagner pour consacrer notre quête nationale d’une prospérité durable partagée par tous», a-t-il cependant averti. Le fléau du tourisme Le président Zéroual s’est, cependant, montré intransigeant sur la poursuite de la lutte contre les groupes armés islamistes et sur «la souveraineté nationale», dans une allusion claire à des institutions internationales soupçonnées de vouloir s’immiscer dans les affaires internes de l’Algérie. M. Zéroual a réaffirmé que «l’éradication du terrorisme qui mobilise l’ensemble des moyens de l’Etat est un objectif qui sera concrétisé». Il a estimé que la situation sécuritaire du pays «enregistre une amélioration constante». Il a cependant réitéré son «appel à la mobilisation et à la vigilance», estimant que «le terrorisme peut continuer son action tant que ses racines n’auront pas été totalement éradiquées». L’Algérie reste «attachée à sa souveraineté nationale sur laquelle elle ne saurait accepter aucune concession, quel qu’en soit le prix», a-t-il affirmé, soulignant que la visite en Algérie, du 22 juillet au 4 août, d’une délégation de l’ONU était «une iniative souveraine de l’Algérie», destinée à «faire connaître au monde nos réalités nationales». Le président Zéroual a précisé que ces réalités «sont différentes de celles auxquelles tentent de faire croire tous ceux qui ont des comptes à régler avec l’Algérie indépendante». La délégation onusienne s’était notamment intéressée au dossier sensible des droits de l’homme et a visité les lieux de massacre, une prison de haute sécurité à Alger et rencontré de nombreuses personnalités. Le Comité des droits de l’homme de l’ONU avait demandé, le 31 juillet, des enquêtes indépendantes sur le comportement des forces de sécurité dans tous les cas de massacre de civils. Mais un projet de résolution sur la situation des droits de l’homme en Algérie n’a pas trouvé de majorité mercredi à Genève devant une sous-commission de l’ONU. Le texte demandait notamment à Alger de «faciliter les missions d’enquête» sur les violations des droits de l’homme en Algérie. (AFP¨)
Le président algérien Liamine Zéroual a appelé mercredi au dialogue pour «éloigner les tensions» dans un désir d’apaiser le mécontentement de milliers de salariés licenciés et les défenseurs du berbère en Kabylie. Le président Zéroual a plaidé pour «un dialogue continu avec les partenaires sociaux pour écarter les incompréhensions et éloigner les tensions», dans un discours radio-télévisé. Il a également voulu tranquilliser les défenseurs du tamazight (la langue berbère) en affirmant que l’entrée en application, le 5 juillet, d’une loi sur la généralisation de l’utilisation de la langue arabe, n’était pas une mesure dirigée contre le tamazight. «Cette mesure (n’est pas) une volonté de marginaliser la dimension amazighe de notre identité nationale, une dimension que l’Algérie peut...