L'Unita suspendue du gouvernement et du parlement angolais
le 02 septembre 1998 à 00h00
Les représentants de l’UNITA, l’ex-rébellion armée, au sein du gouvernement et du Parlement angolais ont été suspendus de leurs fonctions en raison de violations répétées de l’accord de paix, a annoncé la radio nationale. Cette décision concerne quatre ministres et sept vice-ministres de l’UNITA, entrés au gouvernement en avril 1997, et les 70 députés, élus en 1992 et qui siégeaient à l’Assemblée nationale depuis la reconnaissance le 11 mars dernier de l’UNITA en tant que parti politique. Selon deux communiqués du gouvernement et du Parlement, cités par la radio nationale, la suspension des membres de l’UNITA sera maintenue jusqu’à ce que leur mouvement «clarifie sa position par rapport au protocole de Lusaka», signé en novembre 1994. «En reprenant les armes, l’UNITA a violé la Constitution, la loi sur les partis et le protocole de Lusaka» qui établissent comme «principes supérieurs l’unité et la réconciliation nationales», souligne le communiqué du Parlement. Depuis mars dernier, le regain de violences dans l’intérieur du pays a fait au moins 650 morts selon le gouvernement, qui accuse également l’UNITA d’avoir entrepris la reconquête des villes rendues au gouvernement. Avant la reprise des hostilités, l’UNITA ne contrôlait plus qu’une trentaine de localités mais depuis lors, elle en aurait repris, selon le gouvernement, plus de 90. Début août, le gouvernement avait fixé un ultimatum à l’UNITA lui accordant jusqu’à la fin du mois pour rendre les territoires encore sous son contrôle, achever le désarmement de ses combattants et installer ses quartiers à Luanda, conformément au traité de Lusaka. Dans son communiqué lu lundi soir à la radio et à la télévision nationales, le gouvernement a appelé la population au calme, tout en demandant aux forces de sécurité de «redoubler de vigilance pour sauvegarder l’ordre». Il a toutefois «réaffirmé son engagement à respecter le protocole de Lusaka», qui vise à mettre un terme à près de vingt ans de guerre civile dans le pays. Déjà soumise à des sanctions commerciales et financières de la part du Conseil de Sécurité de l’ONU, l’UNITA avait annoncé la semaine dernière qu’elle rompait tout dialogue avec les trois pays (Portugal, Etats-Unis, Russie) chargés de la surveillance du processus de paix. Le 25 août, le Conseil de Sécurité avait une nouvelle fois demandé à l’UNITA de coopérer pleinement au processus de paix en cessant sa «tactique dilatoire». Les membres du Conseil avaient considéré «comme n’étant plus acceptable tout nouveau revers ou temporisation dans le processus de paix, sous aucun prétexte». (AFP)
Les représentants de l’UNITA, l’ex-rébellion armée, au sein du gouvernement et du Parlement angolais ont été suspendus de leurs fonctions en raison de violations répétées de l’accord de paix, a annoncé la radio nationale. Cette décision concerne quatre ministres et sept vice-ministres de l’UNITA, entrés au gouvernement en avril 1997, et les 70 députés, élus en 1992 et qui siégeaient à l’Assemblée nationale depuis la reconnaissance le 11 mars dernier de l’UNITA en tant que parti politique. Selon deux communiqués du gouvernement et du Parlement, cités par la radio nationale, la suspension des membres de l’UNITA sera maintenue jusqu’à ce que leur mouvement «clarifie sa position par rapport au protocole de Lusaka», signé en novembre 1994. «En reprenant les armes, l’UNITA a violé la Constitution, la...
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