Si la confession de Bill Clinton à la nation américaine représente l’heure la plus sombre de sa présidence, elle signe aussi publiquement pour Hillary Clinton, première dame des Etats-Unis, le moment le plus humiliant de son mariage. Un peu plus de vingt-quatre heures après être sortie de la messe du dimanche tout sourire et la main dans la main de son époux, Mme Clinton a dû entendre lundi soir celui-ci reconnaître avoir entretenu une «relation qui n’était pas convenable» avec Monica Lewinsky. Mme Clinton n’avait fait lundi aucune apparition publique, passant la journée plongée dans des «sessions stratégiques» avec les plus proches conseillers du président, selon les télévisions américaines. Invisible depuis plusieurs jours, mais présente à leurs côtés, Chelsea a également passé ces heures calfeutrée dans la Maison-Blanche avec ses parents. L’humiliation de se voir avouer publiquement trahie doit être d’autant plus douloureuse pour Hillary Clinton que jusqu’à ces tout derniers jours, elle n’aurait pas été tenue au courant des détails de la relation de son époux avec l’ancienne stagiaire et aurait cru sincèrement au démenti de son mari. Jusqu’à vendredi dernier, selon Murray Waas, qui publie une chronique généralement bien informée sur Internet, «Hillary Clinton croyait encore que son mari allait démentir avoir eu une relation sexuelle avec Monica Lewinsky», affirme-t-il, citant des sources proches de la Maison-Blanche. Dans l’ignorance Alors que «le président avait déjà décidé avec ses avocats de reconnaître certains faits durant son témoignage devant le grand jury, la première dame était tenue dans l’ignorance de cette décision», assure-t-il. Plusieurs anciens proches de M. Clinton ont également indiqué ces jours derniers que Hillary Clinton ne connaissait certainement pas tous les détails de l’affaire Lewinsky et que le plus dur pour Clinton était certainement de passer aux aveux devant sa femme et sa fille. Selon le biographe de Clinton David Maraniss, il y a un «certain code de «ne dis rien, ne demande rien» dans les relations du couple Clinton». Leur mariage «survivra» à l’affaire Monica Lewinsky, a assuré pour sa part le pasteur noir Jesse Jackson, qui est devenu ces derniers mois le conseiller spirituel du couple présidentiel. Les Clinton «s’aiment et leur mariage survivra à cela», a ajouté M. Jackson, en estimant que la force du président lui venait du fait que son épouse et sa fille étaient à ses côtés durant cette épreuve. Il est vrai que le soutien privé et public de Hillary Clinton, fidèle aide de camp tout au long de la carrière politique de son mari, n’a jamais fait défaut jusqu’à présent à Bill Clinton. Déjà en 1992, elle avait sauvé sa campagne présidentielle, en venant à ses côtés à la télévision démentir les affirmations de Gennifer Flowers, une ancienne chanteuse qui revendiquait une liaison de 12 ans avec M. Clinton. En janvier dernier, lorsque l’affaire Lewinsky a éclaté, elle avait volé au secours du président, menant la charge sur les chaînes de télévision et criant à la campagne mensongère contre son époux. (AFP)
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