Hier encore, ils peuplaient les podiums européens, mondiaux ou olympiques. Pourtant, le perchiste ukrainien Serguei Bubka, le sprinteur britannique Linford Christie ou la spécialiste française des 200 et 400 m, Marie-José Pérec, regarderont à la télévision la XVIIe édition des Championnats d’Europe d’athlétisme, de mardi à dimanche, à Budapest. Souffrants, atteints par la limite d’âge ou amoindris par le temps et les efforts répétés, ils ne seront pas du voyage. Comme la Suédoise Ludmilla Engquist (100 m haies), le Norvégien Vebjorn Rodal (800 m), le Tchèque Jan Zelezny (javelot) ou bien encore les Espagnols Abel Anton et Martin Fiz (marathon). Coincé entre deux Championnats du monde (Athènes-97 et Séville-99) et alors que les Jeux olympiques (Sydney-2000) se profilent déjà à l’horizon, l’Euro hongrois va pourtant tenter de faire oublier les ténors absents. Et les finales du 100 m dames (mercredi) et du 800 m messieurs (dimanche) devraient notamment constituer deux grands moments, riches d’enseignements pour les grands rendez-vous à venir. Chez les sprinteuses, la lutte pour la suprématie est ouverte. La Russe Irina Privalova, vieillissante (29 ans) et relevant d’une grave déchirure musculaire à une cuisse, tentera de conserver malgré tout sa couronne sur 100 m. Mais la Française Christine Arron (25 ans) et l’Ukrainienne Zhanna Pintusevitch (26 ans) seront des rivales redoutables pour la détentrice du record d’Europe (10.77). Les 10 sec 85/100 réalisés au début du mois par Arron (comparés aux 11.02 de Pintusevitch et 11.04 de Privalova, leurs meilleurs temps cette saison) placent même la Française en position de favorite. Une situation nouvelle pour elle. Sur 800 m, le Danois d’origine kenyane Wilson Kipketer est intouchable. Du moins, en temps normal. Or, le recordman du monde (1’41’’11) relève d’une malaria et n’a effectué sa rentrée que récemment (Monaco, 8 juillet), avant de se faire battre par le junior kenyan Japhet Kimutai, mercredi à Zurich. Le champion du monde a peut-être «la clé du 800 m», comme il le prétend. Il n’est pas certain qu’il puisse s’en servir à Budapest, même si l’homme dispose d’incroyables ressources. Sa saison 1997 l’a démontré. La lutte pour le titre sur 1500 m entre la Russe Svetlana Masterkova, la Roumaine Gabriela Szabo et la Portugaise Carla Sacramento devrait être serrée, mais il ne faut sans doute pas en attendre de sommets chronométriques. Même chose pour l’Irlandaise Sonia O’Sullivan et la Portugaise Fernanda Ribeiro sur 5000 et 10.000 m. A surveiller aussi: les Allemandes Grit Breuer (400 m) ou Heike Drechsler (longueur) que les médailles d’or en jeu — 46 au total — font rêver. Chez les messieurs, le Britannique Colin Jackson (13.07), recordman du monde du 110 m haies (12.91), semble devoir s’imposer comme, sur le tour de piste, son compatriote Mark Richardson. Mais, sur les haies basses, le champion du monde français, Stéphane Diagana, surveillera attentivement le Russe Ruslan Mashchenko. Côté concours, la route semble dégagée pour le triple sauteur britannique et recordman du monde, Jonathan Edwards. Nettement moins pour le discobole allemand Lars Riedel et le perchiste français Jean Galfione, champions olympiques. Bref, de quoi captiver quelques téléspectateurs illustres… (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Hier encore, ils peuplaient les podiums européens, mondiaux ou olympiques. Pourtant, le perchiste ukrainien Serguei Bubka, le sprinteur britannique Linford Christie ou la spécialiste française des 200 et 400 m, Marie-José Pérec, regarderont à la télévision la XVIIe édition des Championnats d’Europe d’athlétisme, de mardi à dimanche, à Budapest. Souffrants, atteints par la limite d’âge ou amoindris par le temps et les efforts répétés, ils ne seront pas du voyage. Comme la Suédoise Ludmilla Engquist (100 m haies), le Norvégien Vebjorn Rodal (800 m), le Tchèque Jan Zelezny (javelot) ou bien encore les Espagnols Abel Anton et Martin Fiz (marathon). Coincé entre deux Championnats du monde (Athènes-97 et Séville-99) et alors que les Jeux olympiques (Sydney-2000) se profilent déjà à l’horizon, l’Euro hongrois...