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Actualités - Chronologie

Steve Fossett presque à mi-chemin de son tour du monde en ballon

L’aéronaute américain Steve Fossett a franchi vendredi le cap des sept jours de vol avec l’Australie en ligne de mire, après avoir remporté dans l’océan Indien une intense bataille météo qui laisse presque intactes ses chances de réaliser le premier tour du monde en ballon de l’histoire. Parti le 7 août de Mendoza en Argentine au pied de la Cordillière des Andes, son «Solo Spirit» était localisé vendredi à environ 4.000 kilomètres des côtes australiennes, qu’il devait aborder dimanche au nord de la ville de Perth, selon le centre de contrôle de son vol, basé à l’université Washington de Saint-Louis dans le Missouri. S’il se maintient sur la bonne route, Steve Fossett devrait à cette occasion passer le mi-parcours d’un périple de près de 40.000 kilomètres autour de la planète, qui paraissait il y a moins de vingt-quatre heures encore promis au même sort que ses trois précédentes tentatives. Car après un départ très rapide et une traversée record de l’Atlantique-Sud en moins de quatre jours, l’Américain a percuté mercredi de plein fouet dans l’océan Indien un entrelacs de masses d’air particulièrement dangereuses. Tout au long de la journée de jeudi, le «Solo Spirit» a pataugé dans une zone de calme, épuisant ses réserves de carburant et l’énergie de son pilote. Ce n’est que vendredi que Steve Fossett est parvenu à trouver la sortie de ce champ de mines météorologique. «Steve est parvenu à se frayer un passage à travers trois différents pièges», s’est félicité son météorologue, Bob Rice. «Le ballon et le pilote se comportent magnifiquement (...) nous sommes toujours en course pour le tour du monde». Au cours des dernières heures, le ballon a en effet multiplié au-dessus de l’océan les changements d’altitude, qui constituent la seule manœuvre possible pour un changement de direction. Après avoir descendu jusqu’à 6.300 mètres, Steve Fossett a brusquement repris de la hauteur vendredi à l’aube en atteignant un plafond de 8.534 mètres. La traversée du Pacifique Une altitude particulièrement périlleuse pour un aéronaute qui voyage dans une nacelle non pressurisée et ne dispose que de maigres réserves d’oxygène. Mais le coup de poker a réussi et a remis le «Solo Spirit» sur les rails qui doivent le conduire droit sur l’Australie. «Nous sommes ravis», s’est exclamé le navigateur de la mission, Doug Blount. «Le changement de vent était exactement là où nous supposions qu’il se trouvait», a-t-il poursuivi. Isolé depuis une semaine au milieu des nuages dans une inconfortable cabine de moins de deux mètres cube de volume, Steve Fossett semble avoir, lui aussi, récupéré une partie de l’énergie dépensée lors de ce bras de fer avec les éléments, selon son équipe au sol. «Le carburant est OK, l’oxygène est OK, j’ai pu dormir quatre heures la nuit dernière et la condition physique est très bonne», a indiqué vendredi matin le pilote dans l’un des messages qu’il adresse régulièrement à son équipe par courrier électronique. Si l’orage semble passé, se profile dès maintenant à l’horizon le plat de résistance du vol, la traversée du Pacifique-Sud, un territoire toujours inviolé par un ballon. Une fois au-dessus de l’Australie, Steve Fossett et son équipe doivent procéder à une revue de détail de l’état du ballon, de ses réserves de carburant et de la condition du pilote avant de prendre la décision de continuer le vol. Pas question de laisser le ballon s’aventurer au-dessus de l’eau, loin des routes maritimes habituelles, s’il est clair qu’il ne pourra pas rallier l’Amérique du Sud, a indiqué Bob Rice. «La consommation reste dans les limites et il n’y a pas de problème technique», a-t-il assuré. «Nous sommes en route pour l’Australie et le livre des records». Lors de son passage au-dessus de l’Australie, Steve Fossett devrait en effet battre son propre record du plus long vol jamais réalisé en ballon. En janvier 1997, le «Solo Spirit» avait en effet parcouru 16.670 kilomètres (10.360,61 miles) entre Saint-Louis et l’Inde. (AFP)
L’aéronaute américain Steve Fossett a franchi vendredi le cap des sept jours de vol avec l’Australie en ligne de mire, après avoir remporté dans l’océan Indien une intense bataille météo qui laisse presque intactes ses chances de réaliser le premier tour du monde en ballon de l’histoire. Parti le 7 août de Mendoza en Argentine au pied de la Cordillière des Andes, son «Solo Spirit» était localisé vendredi à environ 4.000 kilomètres des côtes australiennes, qu’il devait aborder dimanche au nord de la ville de Perth, selon le centre de contrôle de son vol, basé à l’université Washington de Saint-Louis dans le Missouri. S’il se maintient sur la bonne route, Steve Fossett devrait à cette occasion passer le mi-parcours d’un périple de près de 40.000 kilomètres autour de la planète, qui paraissait il y...