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Actualités - Chronologie

L'attitude des américains, objet de critiques au Kenya

Dix jours après l’attentat à la bombe commis contre l’ambassade des Etats-Unis à Nairobi, des critiques se développent au Kenya sur le comportement des secours américains après la déflagration. Dans un éditorial intitulé «Le côté répugnant des Américains», l’«East African Standard» souligne ce qu’il désigne comme le «malaise» de la population kenyane. «Qu’on le veuille ou non, un malaise se répand parmi les citoyens ordinaires, lié à leur perception de l’attitude des Américains à l’égard de la population kenyane et de cette tragédie», écrit le quotidien. Un dessin publié dans le «Daily Nation», le premier quotidien, par sa diffusion, représente un homme blanc transporté vers un avion baptisé «Airforce Rescue One». Dans le fond, des Marines imposants disent à un Kenyan, dont la jambe a été arrachée par l’explosion: «Nous ne pouvons pas vous emmener pour des raisons de sécurité». D’autres titres de la presse kenyane assurent que les corps de dix Américains — Blancs — et celui d’un ressortissant d’origine asiatique ont été transportés dans une morgue privée tandis que les cadavres des Kenyans étaient entassés dans la morgue municipale. Le corps d’un douzième ressortissant américain, un Noir, aurait été entreposé dans la morgue municipale avant d’être transféré trois jours plus tard vers cette morgue privée, ajoutent ces journaux. Une ONG médicale du Kenya, Health Management Solutions, affirme, elle, que des officiels américains ont fait pression sur l’armée de l’air sud-africaine pour qu’elle renonce à acheminer une aide d’urgence à Nairobi et ajoute que l’appareil qui aurait dû servir à ce transport a été utilisé pour évacuer des blessés de l’ambassade. «Le gouvernement américain devrait répondre non seulement d’accusations d’acte de discrimination mais également de sabotage délibéré de l’aide humanitaire», écrit l’organisation dans un communiqué. Démentis Intervenant sur la chaîne de télévision kenyane KTN, l’ambassadrice américaine Prudence Bushnell a dénoncé ces accusations. «Notre bâtiment était en flamme, nos enfants étaient en danger. Nous sauvions des gens. Les gens sont les gens. Il n’y a pas eu de détermination raciale», a-t-elle dit. A Washington, des responsables du département d’Etat ont également rejeté ces critiques. «Nous avons mis nos ressources en commun avec la population kenyane, avec la population tanzanienne, et nous avons utilisé ces ressources-là où elles pouvaient être le plus utiles, sans considération de couleur de peau ou de couleur du passeport», a dit un haut fonctionnaire. «Nous ferons tout ce que nous pourrons pour inverser ce genre de perception, mais, dans une certaine mesure, ces sentiments sont compréhensibles. Créer ce genre de divergences entre nous est du reste l’un des objectifs d’un attentat terroriste», a-t-il ajouté. (Reuters)
Dix jours après l’attentat à la bombe commis contre l’ambassade des Etats-Unis à Nairobi, des critiques se développent au Kenya sur le comportement des secours américains après la déflagration. Dans un éditorial intitulé «Le côté répugnant des Américains», l’«East African Standard» souligne ce qu’il désigne comme le «malaise» de la population kenyane. «Qu’on le veuille ou non, un malaise se répand parmi les citoyens ordinaires, lié à leur perception de l’attitude des Américains à l’égard de la population kenyane et de cette tragédie», écrit le quotidien. Un dessin publié dans le «Daily Nation», le premier quotidien, par sa diffusion, représente un homme blanc transporté vers un avion baptisé «Airforce Rescue One». Dans le fond, des Marines imposants disent à un Kenyan, dont la jambe a...