Khartoum critique les réunions en Egypte de l'opposition
le 14 août 1998 à 00h00
Le gouvernement soudanais a vivement critiqué les rencontres de l’opposition soudanaise en Egypte tandis que le président Omar Béchir a dénigré ses dirigeants qui «vivent dans les hôtels et les boîtes de nuit du Caire». «Les conférenciers du Caire sont isolés et n’ont aucune relation avec le peuple soudanais», a déclaré le général Béchir, cité jeudi par la presse gouvernementale, au cours d’une réunion publique à Obeid, dans le Kordofan (centre du Soudan). Il a accusé les dirigeants des partis politiques interdits depuis le coup d’Etat de 1989 de rechercher une vie de plaisirs à l’étranger. «Ils vivent maintenant dans les hôtels et les boîtes de nuit du Caire et d’Asmara, se livrant à ce qui n’est plus toléré au Soudan», a-t-il dit. Parallèlement, un responsable du Congrès national, l’organisation politique unique pro-gouvernementale, a affiché sa «déception» vis-à-vis de l’Egypte pour l’accueil qu’elle réserve aux chefs de l’Alliance nationale démocratique (AND, qui regroupe l’opposition nordiste et la guérilla sudiste). Cet accueil constitue une forme d’«agitation» contre le gouvernement soudanais, a déclaré M. Mohammed Hassan Amine, secrétaire du département politique au Congrès national, dans un communiqué publié par la presse. La réunion de l’AND «ne donne aucun droit à l’Egypte de jouer un rôle pour résoudre le conflit soudanais», a-t-il poursuivi, l’Egypte «ne devrait pas être une terre d’accueil pour l’opposition armée au Soudan, alors que Khartoum reste engagé à bannir toutes les activités anti-égyptiennes sur son territoire». (AFP)
Le gouvernement soudanais a vivement critiqué les rencontres de l’opposition soudanaise en Egypte tandis que le président Omar Béchir a dénigré ses dirigeants qui «vivent dans les hôtels et les boîtes de nuit du Caire». «Les conférenciers du Caire sont isolés et n’ont aucune relation avec le peuple soudanais», a déclaré le général Béchir, cité jeudi par la presse gouvernementale, au cours d’une réunion publique à Obeid, dans le Kordofan (centre du Soudan). Il a accusé les dirigeants des partis politiques interdits depuis le coup d’Etat de 1989 de rechercher une vie de plaisirs à l’étranger. «Ils vivent maintenant dans les hôtels et les boîtes de nuit du Caire et d’Asmara, se livrant à ce qui n’est plus toléré au Soudan», a-t-il dit. Parallèlement, un responsable du Congrès national,...
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