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Actualités - Chronologie

L'opposition iranienne accuse Téhéran d'implication dans les attentats anti-US en Afrique

L’opposition iranienne basée à Bagdad a accusé le régime de Téhéran d’être impliqué dans les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, qui ont fait plus de 200 morts vendredi. Lors d’une conférence de presse à Bagdad, M. Ibrahim Zakiri, président du «comité du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) pour la lutte antiterroriste», a affirmé que des diplomates iraniens en poste dans les deux pays avaient été par le passé impliqués dans des actes terroristes. Le CNRI est présidé par M. Massoud Rajavi, chef du mouvement des Moudjahidine du peuple, principale formation d’opposition iranienne armée. Selon M. Zakiri, l’ambassadeur iranien à Dar-es-Salaam, M. Ali Saghaian, est un «diplomate-terroriste qui travaillait en 1994 à l’ambassade iranienne à Buenos Aires et figurait parmi les responsables de l’attentat contre la mutuelle juive» (AMIA) dans la capitale argentine, qui avait fait 86 morts. «Avant d’être affecté au ministère des Affaires étrangères en 1988, Ali Saghaian a été pendant huit ans officier des Gardiens de la révolution (Pasdaran) et tortionnaire au sein des Comités révolutionnaires islamiques», a affirmé M. Zakiri. De plus, selon l’opposant iranien, l’attaché culturel en Tanzanie, M. Mohammad Javad Tashkira, a dans le passé occupé le même poste, à Amman et a été «déclaré persona non grata par les autorités jordaniennes en raison de ses activités intégristes et terroristes». En outre, le représentant en Tanzanie du ministère iranien de la Croisade de la Construction, M. Reza Mohammad-Pour, est un colonel des Pasdaran qui travaille pour «l’agence terroriste appelée la force al-Qods», a affirmé M. Zakiri, Sciences islamiques Il a ajouté que le responsable des activités extraterritoriales au sein de ce ministère s’était rendu la semaine dernière en Tanzanie et se trouvait actuellement au Soudan. L’opposant iranien a également affirmé qu’une soixantaine d’étudiants en théologie kenyans et tanzaniens avaient été recrutés par les autorités iraniennes. Ils s’entraînent actuellement au «Centre mondial pour les sciences islamiques», dans la ville sainte iranienne de Qom, a-t-il affirmé, indiquant que ces recrues se servaient de pseudonymes et qu’il leur était interdit d’apparaître en public. Il a également mis en cause l’ambassadeur iranien à Nairobi, M. Kazem Tabatabai, qui fut le premier chargé d’affaires à Bagdad après la guerre irako-iranienne (1980-1988). Lors de son séjour dans la capitale irakienne, M. Tabatabai, «qui travaillait en étroite coopération avec les Renseignements, a organisé plusieurs attaques terroristes contre les Moudjahidine du peuple», a affirmé M. Zakiri. Un poste-clé pour l’exportation du terrorisme Il a également montré du doigt l’attaché culturel iranien à Nairobi, M. Ahmad Darghani, affirmant que ce dernier avait auparavant dirigé le département de l’Europe et de l’Amérique au sein de l’Organisation islamique de la culture et des communications en Iran. «C’est un poste-clé pour l’exportation de l’intégrisme. Il ne fait aucun doute que sa nomination au poste d’attaché culturel au Kenya était liée à un projet spécifique», a estimé M. Zakiri. Le ministère iranien des Affaires étrangères a officiellement condamné samedi les deux attentats contre les ambassades des Etats-Unis à Nairobi et à Dar-es-Salaam. C’est la première fois que l’Iran condamne par voie officielle des attentats anti-américains. Le CNRI se présente comme le parlement en exil de la résistance iranienne. Il compte 570 membres qui se réunissent deux à trois fois par an à Bagdad. (AFP - Reuters)
L’opposition iranienne basée à Bagdad a accusé le régime de Téhéran d’être impliqué dans les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, qui ont fait plus de 200 morts vendredi. Lors d’une conférence de presse à Bagdad, M. Ibrahim Zakiri, président du «comité du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) pour la lutte antiterroriste», a affirmé que des diplomates iraniens en poste dans les deux pays avaient été par le passé impliqués dans des actes terroristes. Le CNRI est présidé par M. Massoud Rajavi, chef du mouvement des Moudjahidine du peuple, principale formation d’opposition iranienne armée. Selon M. Zakiri, l’ambassadeur iranien à Dar-es-Salaam, M. Ali Saghaian, est un «diplomate-terroriste qui travaillait en 1994 à l’ambassade iranienne à Buenos Aires et...