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Actualités - Chronologie

Les ménages français voient la vie en rose

L’amélioration du moral des ménages, à son meilleur niveau en juillet depuis la mensualisation de l’enquête Insee en 1987, a été amplifiée le mois dernier par l’effet «Coupe du monde». Mais, souligne l’Insee, il ne s’agit pas seulement d’un phénomène conjoncturel et la tendance de fond reste la même. En fait, les ménages commencent à voir la vie en rose, où, pour le moins, ils résistent mieux à leur vieux démon: le pessimisme. «Un pic comme cela à cette période de l’année, on peut vraiment penser que c’est dû à la Coupe du monde. Reste que la tendance globale à l’amélioration n’est pas remise en cause», souligne un expert de l’Insee. L’indicateur résumé d’opinion des ménages de juillet est tombé à moins 9 le mois dernier contre moins 16 en juin, battant ainsi le précédent record établi en novembre 1988 (—11). En particulier, les perspectives des ménages concernant l’évolution de chômage sont moins pessimistes, avec un solde d’opinions prédisant une augmentation moins important que le mois précédent (6 contre 11). Les opinions sur le niveau de vie passé et futur des Français s’améliorent nettement tout comme la perception par les ménages de leur propre situation financière. Plus «cigales» que «fourmis» Les Français deviennent également plus «cigales» que «fourmis»: ils sont en effet moins nombreux à juger la période actuelle propice à l’épargne, et plus enclins à se lancer dans des achats importants. «Les ménages jugent qu’il est de plus en plus opportun de consommer et de moins en moins opportun d’épargner, et cette tendance va encore s’accélérer», souligne Olivia de Kersauzon, économiste au CCF. Cette amélioration devrait se traduire par un dynamisme assez fort de la consommation cette année, qui devrait être de 2,9% selon le CCF contre un maigre 0,9% en 1997. Tous les analystes s’accordent pour dire qu’effectivement, au-delà de l’euphorie liée à la victoire de la France au football, le retour de la confiance est perceptible dans tous les domaines. «C’est l’effet Mondial, mais tous les détails sont bons. Les perspectives de chômage se sont améliorées pour le sixième mois consécutif», observe ainsi Nathalie Fillet, économiste chez Paribas. De sorte que, avertit-elle, il devrait y avoir une petite correction lors de la prochaine publication de l’indicateur, mais sans gravité. Eric Chaney, économiste chez Morgan Stanley, s’attend également à un petit tassement, tant du point de vue du moral des ménages que du chômage à la rentrée. «Je pense qu’il y a une partie de l’amélioration qui est liée à l’effet Coupe du monde (…). Je trouve que l’enquête exagère la tendance, mais que la tendance à l’amélioration du moral des ménages est positive. Elle se poursuit, mais comme il y a exagération, il faut s’attendre à une correction», explique-t-il. Il rappelle que l’effet Mondial n’est pas que psychologique et qu’il s’est traduit concrètement par la création de nombreux emplois, mais à statut précaire. «Il faut s’attendre à une correction en août et en septembre, car tous les temporaires ne vont pas trouver un emploi ailleurs». (Reuters)
L’amélioration du moral des ménages, à son meilleur niveau en juillet depuis la mensualisation de l’enquête Insee en 1987, a été amplifiée le mois dernier par l’effet «Coupe du monde». Mais, souligne l’Insee, il ne s’agit pas seulement d’un phénomène conjoncturel et la tendance de fond reste la même. En fait, les ménages commencent à voir la vie en rose, où, pour le moins, ils résistent mieux à leur vieux démon: le pessimisme. «Un pic comme cela à cette période de l’année, on peut vraiment penser que c’est dû à la Coupe du monde. Reste que la tendance globale à l’amélioration n’est pas remise en cause», souligne un expert de l’Insee. L’indicateur résumé d’opinion des ménages de juillet est tombé à moins 9 le mois dernier contre moins 16 en juin, battant ainsi le précédent...