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Actualités - Chronologie

Israël menacé par un désastre écologique

Israël vient une nouvelle fois de frôler un désastre écologique et les responsables de l’environnement s’inquiètent de l’imminence d’un «Tchernobyl écologique» local. Dimanche, un incendie a ravagé la décharge centrale d’Israël réservée aux produits toxiques, à Ramat Hovav, dans le désert du Néguev (sud). Le feu a pu être circonscrit avant d’atteindre des déchets dont la combustion aurait pu susciter une pollution atmosphérique majeure. Mais la chance ne sera pas forcément toujours du bon côté. «Depuis 30 ans, des produits toxiques sont envoyés (à Ramat Hovav) sans supervision ni traitement», souligne la directrice générale du ministère de l’Environnement, Mme Nehama Ronen. Mme Ronen fait des mises en garde apocalyptiques: «Les habitants de Tel-Aviv sont en plus grand danger encore, en raison de la proximité du dépôt de gaz et de pétrole de Glilot (dont l’explosion) pourrait raser la moitié de la ville». Les habitants de Haïfa (nord) encourent de gros risques «s’il arrivait quelque chose aux raffineries ou aux industries pétrochimiques» de la ville portuaire, dit-elle. Le feu a plusieurs fois ravagé les raffineries de pétrole de Haïfa, la dernière fois en mars 1995 et, en avril 1994, le dépôt de gaz de Kiryat Ata dans la baie de Haïfa. En juillet 1997, une passerelle s’était effondrée au-dessus de la rivière Yarkon à Tel-Aviv, lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques juifs, faisant quatre morts parmi la délégation australienne. L’une des victimes avait succombé à un empoisonnement provoqué par l’eau de la rivière, très polluée. Le porte-parole du ministère de l’Environnement, Iftah Kramer, explique que «le rapprochement continu entre les habitations et l’industrie», en Israël, dont la densité de population, notamment dans la région de Tel-Aviv, est l’une des plus fortes au monde, accroît le risque. «Depuis sa création, l’Etat d’Israël a négligé les questions d’environnement, et aujourd’hui encore nous souffrons des conséquences de cet état de choses», indique M. Kramer. Intervenant en commission parlementaire des Affaires intérieures réunie d’urgence cette semaine, le député travailliste Micha Goldman a déploré qu’«on ne tire pas de leçons du passé». Face au Parlement, des militants de Greenpeace-Méditerranée ont manifesté aux cris de «Arrêtez les promesses, agissez». «Le dernier accident n’a pas été le premier à Ramat Hovav et ne sera malheureusement pas le dernier», a déclaré dans la manifestation un des dirigeants du mouvement, Ofer Ben-Dov. Au même moment, le ministre de l’Environnement, Raphaël Eitan, proposait à la Chambre d’appliquer au site de Ramat Hovav la «méthode Tchernobyl»: son recouvrement par une épaisse couche de béton. (AFP-Reuters)
Israël vient une nouvelle fois de frôler un désastre écologique et les responsables de l’environnement s’inquiètent de l’imminence d’un «Tchernobyl écologique» local. Dimanche, un incendie a ravagé la décharge centrale d’Israël réservée aux produits toxiques, à Ramat Hovav, dans le désert du Néguev (sud). Le feu a pu être circonscrit avant d’atteindre des déchets dont la combustion aurait pu susciter une pollution atmosphérique majeure. Mais la chance ne sera pas forcément toujours du bon côté. «Depuis 30 ans, des produits toxiques sont envoyés (à Ramat Hovav) sans supervision ni traitement», souligne la directrice générale du ministère de l’Environnement, Mme Nehama Ronen. Mme Ronen fait des mises en garde apocalyptiques: «Les habitants de Tel-Aviv sont en plus grand danger encore, en raison...