Le gouvernement japonais passe à l'offensive pour protéger le Yen
le 05 août 1998 à 00h00
Le nouveau gouvernement japonais, déjà en perte de crédibilité au Japon comme sur les marchés internationaux, est passé à l’offensive mardi pour protéger le yen, avertissant les marchés financiers qu’une intervention de la banque centrale restait possible. Alors que deux nouveaux sondages sont venus confirmer l’impopularité record du gouvernement du premier ministre Keizo Obuchi, les membres de sa garde économique, le ministre des Finances Kiichi Miyazawa en tête, ont fait clairement savoir qu’un yen faible n’était dans l’intérêt ni du Japon ni du reste du monde. Miyazawa a déclaré que les marchés avaient mal interprété ses réflexions de la semaine dernière en concluant qu’il n’était pas favorable à une intervention. «Nous ne pouvons pas éviter, en tant qu’autorité monétaire, d’intervenir sur les marchés monétaires étrangers, pour contrecarrer un mouvement perturbateur», a-t-il expliqué. Le patron de l’Agence de planification économique, Taichi Sakaiya, et le ministre du Commerce, Kaoru Yosano, ont fait des déclarations similaires. Pour montrer la volonté de son pays de réaliser les réductions d’impôts promises par le premier ministre, Miyazawa a annoncé que la tranche maximale de l’impôt sur le revenu serait ramenée de 65 à 50%, et que le barème d’imposition serait abaissé dans son ensemble. Aucun calendrier n’a encore été arrêté. Les allégements de l’impôt sur le revenu totaliseront 4.000 milliards de yens ($ 27,5 milliards) et ceux de l’impôt sur les sociétés dépasseront les 2.000 milliards de yens, a précisé le ministre, qui s’exprimait après avoir rencontré des membres de la commission fiscale du Parti libéral-démocrate (PLD). Obuchi révélera vendredi les grandes lignes de ces réductions d’impôts dans son discours de politique générale devant le Parlement réuni en session extraordinaire. Principal partenaire commercial du Japon, les Etats-Unis se sont intéressés de près mardi aux moyens que Tokyo entendait mettre en œuvre pour faire face à ses difficultés économiques. A l’issue d’une rencontre avec Miyazawa, l’ambassadeur américain Thomas Foley s’est déclaré «confiant dans la capacité de cette équipe à agir avec diligence pour affronter les défis qui s’annoncent», ajoutant qu’Obuchi pourrait «compter sur le soutien total et la coopération des Etats-Unis». Miyazawa a aussi reçu mardi un appel téléphonique du secrétaire américain au Trésor, Robert Rubin, qui souhaitait le féliciter pour sa nomination. Selon un porte-parole du ministère des Finances, les deux hommes sont convenus de rester en contact sur diverses questions «d’importance» et de se rencontrer prochainement. Le ministère japonais des finances a déclaré que Miyazawa n’avait pas parlé des parités avec l’ambassadeur américain, mais a refusé de préciser si le ministre avait abordé cette question avec Rubin. (Reuters)
Le nouveau gouvernement japonais, déjà en perte de crédibilité au Japon comme sur les marchés internationaux, est passé à l’offensive mardi pour protéger le yen, avertissant les marchés financiers qu’une intervention de la banque centrale restait possible. Alors que deux nouveaux sondages sont venus confirmer l’impopularité record du gouvernement du premier ministre Keizo Obuchi, les membres de sa garde économique, le ministre des Finances Kiichi Miyazawa en tête, ont fait clairement savoir qu’un yen faible n’était dans l’intérêt ni du Japon ni du reste du monde. Miyazawa a déclaré que les marchés avaient mal interprété ses réflexions de la semaine dernière en concluant qu’il n’était pas favorable à une intervention. «Nous ne pouvons pas éviter, en tant qu’autorité monétaire, d’intervenir...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.