Le yen a connu lundi un nouvel accès de faiblesse, qui s’est réverbéré sur les principaux marchés de la région, lorsqu’il a enfoncé le seuil psychologique des 145 yen pour un dollar. A 17h00 locales (8h00 GMT), le yen se négociait 145,63/65 pour un dollar, contre 144,60 pour un dollar vendredi en fin de journée à New York. Encouragé par les premières déclarations du ministre japonais des Finances Kiichi Miyazawa dénonçant la futilité des interventions des banques centrales, le marché s’est enhardi jusqu’à des niveaux inconnus depuis la mi-juin. «Le marché teste jusqu’où il peut aller avant une intervention», a relevé Susumu Kato, économiste chez Barclays Capital, en soulignant qu’une opération des autorités japonaises et américaines était toujours à l’ordre du jour. Le 17 juin, après que le yen fût tombé sous les 146 pour un dollar, une spectaculaire intervention conjointe des banques centrales américaine et japonaise avait permis de le ramener brutalement au-dessus de 140 yen. «L’affaiblissement excessif du yen observé aujourd’hui n’est pas souhaitable, non seulement pour l’économie japonaise mais aussi pour l’économie asiatique et pour l’économie mondiale», a averti le porte-parole du gouvernement Hiromu Nonaka. «Nous allons suivre de près l’évolution des marchés des changes et agirons de la manière appropriée», a-t-il dit. Le nouvel accès de faiblesse de la monnaie japonaise a été durement ressenti à Hong Kong, où toute dégradation du yen renforce la probabilité d’une dévaluation du yuan et de la fin du «peg» avec le dollar américain. L’indice Hang Seng a perdu 4,8% en clôture, avant même que ne soient rendus publics les mauvais chiffres de la croissance au premier trimestre (—2,8%) et les commentaires sur l’économie régionale de la grande banque locale HSBC. La Bourse de Manille a également perdu 4%, l’indice du Philippine Stock Exchange cédant 64,54 points en clôture (à 1.543,07 points). «Le marché est tiré à la baisse par les incertitudes dans la région venant du Japon, ainsi que par des facteurs négatifs au plan local», a relevé Mayenne Katimbang du courtier local Magnum International Securities. Seoul a perdu 2,4% et Bombay 2,4% mais le surcroît de tension avec le Pakistan a été le facteur dominant derrière les pertes de la Bourse indienne. En Océanie, où le mouvement de défiance envers la monnaie nipponne avait pris corps tôt dans la journée, les baisses ont été plus modérées: —1,1% sur l’Australian Stock Exchange et —0,9% en Nouvelle-Zélande. Les Bourses d’Asie du Sud-Est enregistraient des pertes limitées lors de la demi-séance du matin. «Nombre de Bourses et de monnaies asiatiques avaient remarquablement résisté jusqu’à aujourd’hui», a estimé Russel Jones, chef économiste chez Lehman Brothers à Tokyo. «Ce qui est clair, c’est que si les monnaies japonaise et chinoise devaient plonger, les risques pour les autres monnaies asiatiques sont énormes mais il nous faut attendre pour voir si le scénario d’aujourd’hui se répète», a ajouté M. Jones. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le yen a connu lundi un nouvel accès de faiblesse, qui s’est réverbéré sur les principaux marchés de la région, lorsqu’il a enfoncé le seuil psychologique des 145 yen pour un dollar. A 17h00 locales (8h00 GMT), le yen se négociait 145,63/65 pour un dollar, contre 144,60 pour un dollar vendredi en fin de journée à New York. Encouragé par les premières déclarations du ministre japonais des Finances Kiichi Miyazawa dénonçant la futilité des interventions des banques centrales, le marché s’est enhardi jusqu’à des niveaux inconnus depuis la mi-juin. «Le marché teste jusqu’où il peut aller avant une intervention», a relevé Susumu Kato, économiste chez Barclays Capital, en soulignant qu’une opération des autorités japonaises et américaines était toujours à l’ordre du jour. Le 17 juin, après que le yen...