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Actualités - Chronologie

France : le Front national en position d'arbitre aux régionales

Le Front national (FN), le parti d’extrême droite de Jean-Marie Le Pen, sera dimanche en position d’arbitre entre la gauche et la droite à l’issue du scrutin des élections régionales. La gauche est favorite dans ces élections avec plus de 40% des intentions de vote, selon les sondages, alors que la droite est derrière à plus de 8 points. Le FN, qui séduit beaucoup d’électeurs en raison notamment de ses positions anti-immigrés, est crédité de 15%. Il comptera d’un poids certain quand il s’agira de faire basculer la majorité dans un sens ou dans un autre. Il représentera une force réelle puisque ces élections se déroulent à la proportionnelle. Le premier test grandeur nature aura lieu la semaine prochaine avec l’élection, le 20 mars, des présidents des 22 régions de la France métropolitaine. Actuellement, la droite détient 20 de ces présidences, les élections de 1992 ayant tourné au désastre pour la gauche. Certains commentateurs n’hésitent pas à prédire la même débacle cette fois pour la droite, qui n’arrive toujours pas à se remettre de sa défaite aux législatives de juin 1997. Elle avait entraîné l’arrivée au pouvoir des socialistes, des communistes et des Verts, après la dissolution ratée du Parlement par le président gaulliste Jacques Chirac. La perspective d’une 2e défaite électorale en moins d’un an effraie un certain nombre de candidats à droite prêts à accepter les voix des élus du FN pour emporter les présidences des régions du moment où ils acceptent leur programme. C’est le cas dans plusieurs régions et notamment parmi les plus importantes comme celles du Nord-Pas-de-Calais ou de Champagne-Ardenne (est). Philippe Vasseur (libéral), ancien ministre de l’Agriculture, tête de file pour la droite dans le nord, estime «que si des gens (y compris du FN) estiment que je suis le mieux placé, qu’ils votent pour moi». Cette attitude suscite l’ire des dirigeants de gauche. Ils dénoncent les collusions éventuelles et somment la droite de rejeter tout accord avec l’extrême droite. Le Pen propose un programme commun Laurent Fabius, président socialiste de l’Assemblée nationale, décèle dans cette perspective un véritable danger pouvant remettre en cause en partie le succès attendu de la gauche. Il a proposé que dans chaque région, à gauche comme à droite, «les candidats à la présidence prennent l’engagement qu’ils ne se présenteront pas s’ils n’ont pas la majorité relative» au Conseil régional. Autrement dit que la droite n’essaie pas de doubler la gauche sur le fil en acceptant des voix de conseillers régionaux d’extrême droite. Pour attiser ces craintes, M. Le Pen a appelé la semaine dernière la droite à rechercher un «consensus sur un programme commun» avec son parti pour battre la gauche. Selon lui, «tout est négociable entre des formations qui ont des points communs». Les principaux responsables de la droite ont repoussé tout au long de la campagne électorale toute alliance avec le FN. Pour Philipe Séguin, président du principal parti de droite le RPR (gaulliste), il s’agit là d’une mauvaise querelle de la part des socialistes qui ont toujours profité, selon lui, beaucoup plus des retombées des votes du parti d’extrême droite. Il martèle dans les meetings électoraux qu’aux législatives, le maintien de nombreux candidats du FN au deuxième tour a entraîné l’élection de 70 députés supplémentaires de gauche, lui permettant ainsi de remporter la majorité à l’Assemblée nationale. (AFP)
Le Front national (FN), le parti d’extrême droite de Jean-Marie Le Pen, sera dimanche en position d’arbitre entre la gauche et la droite à l’issue du scrutin des élections régionales. La gauche est favorite dans ces élections avec plus de 40% des intentions de vote, selon les sondages, alors que la droite est derrière à plus de 8 points. Le FN, qui séduit beaucoup d’électeurs en raison notamment de ses positions anti-immigrés, est crédité de 15%. Il comptera d’un poids certain quand il s’agira de faire basculer la majorité dans un sens ou dans un autre. Il représentera une force réelle puisque ces élections se déroulent à la proportionnelle. Le premier test grandeur nature aura lieu la semaine prochaine avec l’élection, le 20 mars, des présidents des 22 régions de la France métropolitaine....