Quelque 100.000 tonnes de pesticides périmés menacent la santé et l’environnement dans les pays en développement, particulièrement en Afrique et au Proche-Orient, a indiqué à Rome l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Au cours d’une réunion d’experts qui vient de se tenir à Rome, la FAO a estimé qu’une intervention de la communauté internationale est prioritaire en Gambie, à Madagascar et en Tanzanie. Sur les 100.000 tonnes de pesticides périmés et dangereux recensés dans les pays en développement, 15.000 à 20.000 tonnes se trouvent en Afrique et quelque 5.000 tonnes au Proche-Orient. Des quantités importantes se trouvent également en Europe orientale et dans certaines régions de l’ancienne Union Soviétique. «Des milliers des barils de pesticides obsolètes et toxiques rouillent au soleil ou perdent leur contenu toxique en zones urbaines ou rurales dans les pays en développement», a déclaré un expert de la FAO, Alemayehu Wodageneh. Quand ces barils se trouvent à proximité de points d’eau ou en zone urbaine, ils polluent les nappes phréatiques, l’eau potable et les eaux d’irrigation», a-t-il ajouté. Un coût estimé à 80 millions de dollars Selon la FAO, quelque 1.500 tonnes de pesticides périmés ont déjà été éliminées dans dix pays: Madagascar, Mauritanie, Mozambique, Niger, Ouganda, Seychelles, Tanzanie, Yémen, Zambie et Zanzibar. Des stocks élevés de pesticides périmés se trouvent au Maroc (2.265 tonnes) et en Ethiopie (1.152 tonnes). Aldrine, DDT, Dieldrine, Endrine, HCH, Lidane, Malathion et Parathion figurent parmi les produits périmés et hautement toxiques. Le coût total de l’élimination des pesticides périmés est estimé à 80 millions de dollars rien qu’en Afrique. Les principaux donateurs ont été jusqu’à présent l’Allemagne et les Pays-Bas. La contribution de l’industrie agro-chimique est très limitée. La meilleure façon d’éliminer les pesticides est de les incinérer à haute température. Les pays en développement n’ont pas, pour la plupart, les installations adéquates pour éliminer les pesticides sans danger pour les humains et l’environnement. (AFP)
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