La France refuse d'extrader d'anciens militants italiens d'extrême-gauche
le 06 mars 1998 à 00h00
Plus de 150 Italiens réfugiés en France, anciens membres de groupes armés d’extrême-gauche condamnés dans leur pays pour leur activisme «terroriste» dans les années 70, ne seront pas extradés dans leur pays malgré l’entrée de l’Italie dans le système de Schengen. Le premier ministre socialiste Lionel Jospin a assuré que si «des arrestations récentes» ont «fait craindre une possible remise en cause de la position adoptée», le gouvernement français «n’a fait et ne fera droit à aucune demande d’extradition» de ressortissants italiens réfugiés en France et qui ont rompu avec le terrorisme. Dans un courrier à Me Jean-Jacques de Felice, l’un des avocats des Italiens menacés d’extradition, M. Jospin rappelle qu’en 1985, le président socialiste François Mitterrand avait souhaité que les réfugiés italiens insérés dans la société française, qui souvent se sont mariés, ont fondé une famille ou ont trouvé un métier, ne soient pas extradés. Aucun d’entre eux ne l’a été depuis cette date. La France «n’a pas l’intention de modifier l’attitude» adoptée jusqu’ici, assure le premier ministre. Trois d’entre eux, Franco Pinna, condamné à 14 ans de prison pour l’attaque d’une armurerie, Sergio Tornaghi, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité de meurtre et Alfredo Davanzo, condamné à 13 ans de prison pour attaque à main armée, ont essuyé en janvier les plâtres de la réglementation en vigueur dans l’espace de libre-circulation européen, après l’entrée de l’Italie dans le système de Schengen. (AFP)
Plus de 150 Italiens réfugiés en France, anciens membres de groupes armés d’extrême-gauche condamnés dans leur pays pour leur activisme «terroriste» dans les années 70, ne seront pas extradés dans leur pays malgré l’entrée de l’Italie dans le système de Schengen. Le premier ministre socialiste Lionel Jospin a assuré que si «des arrestations récentes» ont «fait craindre une possible remise en cause de la position adoptée», le gouvernement français «n’a fait et ne fera droit à aucune demande d’extradition» de ressortissants italiens réfugiés en France et qui ont rompu avec le terrorisme. Dans un courrier à Me Jean-Jacques de Felice, l’un des avocats des Italiens menacés d’extradition, M. Jospin rappelle qu’en 1985, le président socialiste François Mitterrand avait souhaité que les réfugiés...
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