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Actualités - Reportage

1997, année record pour l'industrie aéronautique et spatiale française

Dopée par la croissance du marché civil mondial et d’excellentes performances à l’exportation, l’industrie aéronautique et spatiale française a connu une année record en 1997, engrangeant plus de 130 milliards de francs (21,5 milliards de dollars) de chiffre d’affaires et quelque 158 milliards FF (26,3 milliards de dollars)de commandes. Ce retour à une forte croissance (+20%) de l’activité, après la crise des années 1992/95, a ramené une certaine sérénité chez les industriels, en dépit de menaces persistantes sur le budget d’équipement militaire français et des incertitudes liées aux restructurations européennes en cours dans le secteur. Ce sont essentiellement l’aéronautique civile, avec une année record pour Airbus, et les exportations qui ont relancé l’activité de cette industrie assurant quelque 95.000 emplois en France. Avec 78,3 milliards de FF (13 milliards de dollars) en 1997 (+18,5%), l’activité civile représente désormais quelque 60% du chiffre d’affaires du secteur, contre 40% seulement il y a dix ans, et cette tendance est appelée à s’accentuer puisque 67% des commandes passées en 97 concernaient des matériels civils. De même, les industriels français ont réalisé 75,5 milliards FF (12,5 milliards de dollars) à l’exportation, soit 71% de leur activité de 1997 contre 62% en 1996, selon des chiffres publiés mardi par le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS). L’aéronautique française a également bénéficié en 1997 d’un cours du dollar élevé (5,80 FF en moyenne contre 5,10 FF en 1996) qui a gonflé son chiffre d’affaires et accru sa compétitivité. Enfin, la livraison d’avions de combat Mirage 2000-5 au Qatar et à Taïwan a mis fin à six années de recul dans les activités militaires. Ces dernières devraient maintenant bénéficier de commandes pluriannuelles passées à l’automne dernier par l’Etat français pour quatre programmes de missiles (Mica, Apache, Scalp-EG et Vesta) ainsi que d’un contrat pour la vente de 30 Mirage 2000-9 aux Emirats arabes unis annoncé en décembre. «L’année 1997 a été bonne, et les perspectives pour 1998, avec un chiffre d’affaires prévu de 150 milliards (25 milliards de dollars), sont extrêmement favorables», a reconnu mardi Jean-Paul Béchat, Pdg du motoriste SNECMA et président du GIFAS. M. Béchat a toutefois tenu à rappeler la «préoccupation» des industriels devant la poursuite prévisible de la baisse des crédits d’équipements de défense français — passés de 95 à 72 milliards FF (15,8 à 12 milliards de dollars) depuis 1990 — mais aussi de la réduction continue de l’effort de recherche et développement de l’Etat dans les domaines militaire et spatial. Alors que les Etats-Unis ont maintenu cet effort, depuis 1991, à environ 36 milliards de dollars par an, la France est tombée de 36 à 25 milliards FF (6 à 4,1 milliards de dollars) durant la même période, a relevé M. Béchat en avertissant que les Européens risquaient d’avoir «du mal à protéger les positions acquises». A cet égard, les industriels français ont plaidé mardi pour l’étude d’un petit lanceur spatial européen, plus économique que les grosses fusées Ariane IV et Ariane V et mieux adapté au marché des petits satellites en orbite basse qui semble devoir se développer fortement dans les prochaines années. Ils ont également souhaité que la France ne se désengage pas de la recherche autour des vols spatiaux habités, auxquels est opposé le ministre français de l’Education et de la Recherche, Claude Allègre. (AFP)
Dopée par la croissance du marché civil mondial et d’excellentes performances à l’exportation, l’industrie aéronautique et spatiale française a connu une année record en 1997, engrangeant plus de 130 milliards de francs (21,5 milliards de dollars) de chiffre d’affaires et quelque 158 milliards FF (26,3 milliards de dollars)de commandes. Ce retour à une forte croissance (+20%) de l’activité, après la crise des années 1992/95, a ramené une certaine sérénité chez les industriels, en dépit de menaces persistantes sur le budget d’équipement militaire français et des incertitudes liées aux restructurations européennes en cours dans le secteur. Ce sont essentiellement l’aéronautique civile, avec une année record pour Airbus, et les exportations qui ont relancé l’activité de cette industrie assurant quelque...