A la frontière, le régiment de Dalécarnie patrouille à dos de cheval. Contrairement aux véhicules tout terrain, il ne fait pas de bruit. Et son entretien revient moins cher. Le cheval revient au galop dans l’armée suédoise, où un groupe de transports équestres vient d’être créé au sein du régiment de Dalécarnie (centre du pays) pour patrouiller la frontière de la Norvège. «Nous avons réintroduit le cheval dans le service actif après l’avoir abandonné en 1970 car, contrairement aux véhicules tout terrain et aux hélicoptères utilisés d’ordinaire pour les patrouilles à la frontière, il ne fait pas de bruit», explique le lieutenant-colonel Anders Hedlund, commandant le régiment de Dalécarnie basé à Falun. «Le cheval passe quasiment partout. Lorsqu’une difficulté se présente sur le terrain, le cavalier met pied à terre et contourne l’obstacle», poursuit l’officier tout en reconnaissant que les chevaux ne remplaceront jamais les véhicules blindés de la cavalerie moderne. Le groupe de transports équestres du régiment dalécarnien effectue depuis quelques mois des missions montées de défense du territoire. Des détachements de quatre à 16 cavaliers patrouillent la frontière suédo-norvégienne sur des «Nordsvensk», race robuste du nord du pays qui a fait ses preuves au XVIIIe siècle où elle a honorablement servi lors des campagnes russes du roi Charles XII. Mors à filet «Avec les chevaux, nous traversons sans difficulté des marécages où les bêtes ont de l’eau jusqu’au poitrail», indique Roger Anebo, 26 ans, chef du groupe. «Ils portent jusqu’à 250 kilos de matériels et marchent, sans rechigner, dans 70 centimètres de neige pendant huit à dix heures». «Les cavaliers, équipés d’armes légères et en tenue de camouflage, n’ont pas besoin d’éperons ni de cravaches pour faire avancer leur monture: celle-ci obéit à la voix et se laisse guider par un mors à filet», ajoute Roger Anebo. Selon lui, dix jours suffisent pour former un cavalier à l’équitation tout terrain. Passant entre les arbres, escaladant sans difficulté des pentes boueuses ou pierreuses en forêt, glissant dans les descentes parsemées d’embûches, le Nordsvensk a le sabot presque aussi sûr qu’un mulet, selon les cavaliers suédois. «En mission, il sait se contenter de deux à trois kilos d’avoine par jour et sait s’abreuver avec l’eau offerte en abondance par la nature en Suède», ajoute Roger Anebo. «Suivant notre exemple, la police et les douanes ont également décidé de refaire des patrouilles à cheval», indique le colonel Hedlund, pour qui le cheval «peut encore rendre de multiples services à l’armée». Les seuls autres chevaux encore en service dans l’armée suédoise se trouvent au 1er régiment de cavalerie, unité d’apparat chargée de monter la garde devant le palais royal à Stockholm. Il s’agit, pour la plupart, de montures louées à la Société d’élevage. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats A la frontière, le régiment de Dalécarnie patrouille à dos de cheval. Contrairement aux véhicules tout terrain, il ne fait pas de bruit. Et son entretien revient moins cher. Le cheval revient au galop dans l’armée suédoise, où un groupe de transports équestres vient d’être créé au sein du régiment de Dalécarnie (centre du pays) pour patrouiller la frontière de la Norvège. «Nous avons réintroduit le cheval dans le service actif après l’avoir abandonné en 1970 car, contrairement aux véhicules tout terrain et aux hélicoptères utilisés d’ordinaire pour les patrouilles à la frontière, il ne fait pas de bruit», explique le lieutenant-colonel Anders Hedlund, commandant le régiment de Dalécarnie basé à Falun. «Le cheval passe quasiment partout. Lorsqu’une difficulté se présente sur le terrain, le...