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Actualités - Chronologie

Offensive économique égyptienne pour conquérir les marchés africains

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Amr Moussa effectue du 3 au 12 mars une tournée dans sept pays d’Afrique de l’Ouest — Niger, Sénégal, Guinée, Côte-d’Ivoire, Mali, Ghana et Tchad — pour conquérir de nouveaux marchés économiques. Le déficit commercial entre l’Egypte et le continent est de 632 millions de dollars par an en faveur de l’Afrique, selon les chiffres officiels. L’Egypte, membre de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), achète à ses partenaires africains surtout du cacao et du café. Mais le commerce égyptien avec les sept pays que visitera M. Moussa est quasiment nul. Il ne dépasse pas les 3 millions de LE (moins d’un million de dollars) alors que ces Etats importent globalement pour environ sept milliards de dollars de marchandises du monde entier. L’Egypte veut doubler ses exportations vers ces pays en 1998 et faire passer d’ici 2002 ses ventes à l’ensemble du continent de 150 millions de dollars en 1997 à un milliards USD d’ici cinq ans. Selon M. Mohamed Chaabane, responsable des affaires africaines au ministère des Affaires étrangères, le voyage de M. Moussa «complète deux tournées qu’il avait effectuées dans l’est et dans le sud de l’Afrique en avril et août 1997». «Il souligne l’intérêt pour l’Egypte d’accroître ses exportations vers l’Afrique, marché prometteur», a ajouté M. Chaabane. L’Afrique de l’Ouest constitue un marché de 62 millions d’habitants. Quarante-cinq hommes d’affaires égyptiens accompagneront M. Moussa et «rencontreront leurs homologues africains pour créer des projets conjoints», a-t-il indiqué. Ces hommes d’affaires représentent des sociétés travaillant notamment dans la construction, les industries pharmaceutiques et agroalimentaires. Des comités ministériels conjoints seront formés et 44 accords signés. Ils porteront sur l’économie, les échanges commerciaux, les investissements la double imposition, les taxes, les transports et la coopération culturelle et technique. L’insuffisance de réseaux routiers, maritimes et aériens entre l’Egypte et l’Afrique de l’Ouest, constitue une entrave de taille à l’afflux des produits égyptiens vers cette région. Selon des industriels, un groupe de compagnies égyptiennes avait proposé récemment à la Banque africaine de développement de financer une ligne de transport maritime entre Alexandrie (nord de l’Egypte) et le Cap en Afrique du Sud en traversant les ports d’Afrique de l’Ouest. Le projet a été mis en veilleuse faute d’échanges commerciaux suffisants. Les taxes, dépassant souvent 50% des prix des produits dans les pays d’Afrique de l’Ouest, découragent les importateurs. La délégation tentera donc d’obtenir des accords préférentiels et les hommes d’affaires tâcheront de contourner cet obstacle en créant des projets d’investissement conjoints, comme des usines d’assemblage. L’Egypte veut se placer dans les domaines de la construction de logements, de routes et d’hôpitaux. La tournée de M. Moussa suit d’une semaine une visite en Côte-d’Ivoire des ministres égyptiens du Commerce et de la Santé, MM. Ahmed El Goweili et Ismaïl Sallam, qui ont signé trois accords prévoyant notamment le développement des échanges commerciaux durant les cinq prochaines années. «Cette visite a permis de découvrir de nouveaux marchés pour les médicaments et les médecins égyptiens», a déclaré M. Sallam qui, cité par le quotidien économique «Al-Alam al-Yom», a indiqué que «l’Egypte peut participer à la formation des cadres et à la production de médicaments, dont la Côte-d’Ivoire ne produit que 8% de ses besoins». (AFP)
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Amr Moussa effectue du 3 au 12 mars une tournée dans sept pays d’Afrique de l’Ouest — Niger, Sénégal, Guinée, Côte-d’Ivoire, Mali, Ghana et Tchad — pour conquérir de nouveaux marchés économiques. Le déficit commercial entre l’Egypte et le continent est de 632 millions de dollars par an en faveur de l’Afrique, selon les chiffres officiels. L’Egypte, membre de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), achète à ses partenaires africains surtout du cacao et du café. Mais le commerce égyptien avec les sept pays que visitera M. Moussa est quasiment nul. Il ne dépasse pas les 3 millions de LE (moins d’un million de dollars) alors que ces Etats importent globalement pour environ sept milliards de dollars de marchandises du monde entier. L’Egypte veut doubler...