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Actualités - Chronologie

Une femme, évêque , candidate à la présidentielle en Autriche

Une femme, évêque protestante, candidate à l’élection présidentielle du 19 avril prochain en Autriche, bénéficie de 10% des intentions de vote dans les sondages, avant même d’avoir entamé sa campagne. Gertraud Knoll, 39 ans, qui a officiellement annoncé sa candidature vendredi après en avoir discuté avec son mari pasteur et sa fille aînée, âgée de sept ans, est sous les projecteurs de l’actualité depuis 1994, lorsqu’elle est devenue la première femme évêque d’Autriche, responsable de la petite minorité de 35.000 protestants que compte la province du Burgenland (est). Mère de trois enfants, dont un bébé de cinq mois, Gertraud Knoll s’est donnée une longue période de réflexion avant de décider sa candidature aux présidentielles. Son but est de forcer un deuxième tour électoral, mais il lui faudra s’imposer dans un pays qui compte 6,4 millions de catholiques sur une population de 8 millions. La semaine dernière, à la suite d’une émission télévisée consacrée à la crise de l’Eglise, Gertraud Knoll a reçu des centaines d’appels d’Autrichiens qui l’encourageaient à se présenter. «J’ai ressenti cela comme une mission conférée par le peuple. Je me suis dit que tant de personnes ne pouvaient pas se tromper et j’ai décidé de me porter candidate», a-t-elle déclaré dimanche au quotidien à grand tirage Kronenzeitung. Si la presse a salué son intégrité, son franc-parler et son humanisme, elle a aussi critiqué son manque d’expérience politique. Interrogée vendredi sur sa position à l’égard de l’Union européenne et l’OTAN, Mme Knoll est restée évasive. Cinq députés du Parti social-démocrate (SPOe), membre de la coalition gouvernementale, ont annoncé leur soutien à Mme Knoll, tout comme la présidente du groupe parlementaire des Verts, Madeleine Petrovic. Paradoxalement, la candidate du petit parti d’opposition Forum libéral, Heide Schimdt, a également apporté son soutien à la candidature de Mme Knoll. Le Parti conservateur (OeVP) critique la candidature de Mme Knoll en invoquant la stricte séparation de l’Eglise et de l’Etat ainsi que son inexpérience en politique. «Il est plus important d’écouter les gens que de vouloir briller», rétorque l’évêque. Mme Knoll, qui a demandé à être suspendue de ses fonctions d’évêque pour pouvoir se lancer dans l’arène politique, est réputée pour son engagement en faveur des droits de l’homme, des réfugiés et de la condition féminine, ce qui lui vaut l’approbation de la gauche, mais des critiques de la droite nationaliste de Joerg Haider. Le couple Knoll s’est occupé pendant deux ans de six enfants réfugiés d’Afghanistan jusqu’à ce qu’ils soient pris en charge par leur frère aîné. Depuis la mort de quatre Roms dans un attentat xénophobe perpétré en février 1995 à Oberwart (60 km à l’est de Vienne), Mme Knoll célèbre chaque année l’office pour cette communauté tsigane. Son conseiller, Alec Taylor, considère qu’elle peut devenir en quelque sorte la Mary Robinson d’Autriche. «Comme la présidente irlandaise, Mme Knoll pourrait apporter ouverture et renouveau en Autriche», estime-t-il. (AFP)
Une femme, évêque protestante, candidate à l’élection présidentielle du 19 avril prochain en Autriche, bénéficie de 10% des intentions de vote dans les sondages, avant même d’avoir entamé sa campagne. Gertraud Knoll, 39 ans, qui a officiellement annoncé sa candidature vendredi après en avoir discuté avec son mari pasteur et sa fille aînée, âgée de sept ans, est sous les projecteurs de l’actualité depuis 1994, lorsqu’elle est devenue la première femme évêque d’Autriche, responsable de la petite minorité de 35.000 protestants que compte la province du Burgenland (est). Mère de trois enfants, dont un bébé de cinq mois, Gertraud Knoll s’est donnée une longue période de réflexion avant de décider sa candidature aux présidentielles. Son but est de forcer un deuxième tour électoral, mais il lui faudra...