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Actualités - Chronologie

Présidentielle israélienne : les candidats se disputent les derniers votes

Les deux prétendants à la présidence d’Israël s’efforçaient hier de convaincre les derniers députés hésitants, avant le scrutin de mercredi au Parlement. Le président sortant Ezer Weizman, 73 ans, était donné favori dans les milieux politiques. Il n’en est pas moins le premier chef d’Etat israélien à avoir dû se battre pour obtenir un second mandant de cinq ans. En face, M. Shaoul Amor, 54 ans, un obscur député de droite, jouit du soutien discret du premier ministre Benjamin Netanyahu, mais aussi du fait que M. Weizman, par son style cassant, s’est mis à dos un certain nombre de députés pendant son premier mandat. M. Weizman, s’il est très populaire parmi les Israéliens, l’est en effet beaucoup moins au Parlement, qui élit le chef de l’Etat. Selon la presse, les derniers pointages lui donnent un avantage d’environ 65 députés contre 55. Mais plusieurs députés pourraient ne pas suivre la position officielle de leur parti, et le succès de M. Weizman n’est pas garanti. MM. Amor et Weizman cultivaient en dernière minute le vote de la Liste arabe unifiée, dont les quatre députés n’ont pas encore fait leur choix, ce qui pourrait être déterminant. Un responsable de la Liste arabe, M. Abdelwahab Daraouché, a laissé entendre qu’il penchait en faveur de M. Weizman. «Nous estimons que Shaoul Amor est favorable à la coexistence mais d’un autre côté, il est membre du Likoud (de M. Netanyahu), ce qui fait qu’il est difficile de voter pour lui», a-t-il dit à la radio. «M. Weizman est favorable à la paix, même s’il n’a jamais amnistié un seul prisonnier arabe», a-t-il estimé. Coups bas La présidence de l’Etat est un poste essentiellement honorifique en Israël, le pouvoir exécutif étant détenu par le premier ministre. Les deux candidats ont néanmoins déployé une activité politique record pour une campagne présidentielle en Israël, chacun promettant aux députés des faveurs s’il était élu, a indiqué la télévision publique. Des coups bas ont également eu lieu. Vendredi, le quotidien «Yédiot Aharonot» a affirmé que M. Weizman, lorsqu’il était ministre de la Défense il y a 20 ans, s’était opposé au démantèlement d’un réseau d’activistes palestiniens qui ont ensuite tué 35 Israéliens dans un attentat. «Cette publication est horrible», a affirmé M. Weizman. «Pourquoi une telle histoire sort-elle vingt ans plus tard?» M. Weizman a également reproché à ses adversaires d’utiliser l’origine marocaine de M. Amor pour rallier les députés sépharades (juifs orientaux). «Cela me blesse vraiment qu’ils aient transformé la campagne en une question ethnique et qu’ils s’en servent contre moi», a déclaré M. Weizman le mois dernier. La campagne a aussi été marquée par le soutien public apporté à M. Amor par la veuve du premier ministre travailliste assassiné Yitzhak Rabin. Léa Rabin a fait valoir que «M. Weizman s’en est pris à Yitzhak tant qu’il a pu, même après sa mort». Cependant, cette intervention n’a apparemment pas eu beaucoup d’impact sur les députés travaillistes. (AFP)
Les deux prétendants à la présidence d’Israël s’efforçaient hier de convaincre les derniers députés hésitants, avant le scrutin de mercredi au Parlement. Le président sortant Ezer Weizman, 73 ans, était donné favori dans les milieux politiques. Il n’en est pas moins le premier chef d’Etat israélien à avoir dû se battre pour obtenir un second mandant de cinq ans. En face, M. Shaoul Amor, 54 ans, un obscur député de droite, jouit du soutien discret du premier ministre Benjamin Netanyahu, mais aussi du fait que M. Weizman, par son style cassant, s’est mis à dos un certain nombre de députés pendant son premier mandat. M. Weizman, s’il est très populaire parmi les Israéliens, l’est en effet beaucoup moins au Parlement, qui élit le chef de l’Etat. Selon la presse, les derniers pointages lui donnent un...