Kinshasa autorise les investigations de l'ONU jusqu'au 31 mai
le 02 mars 1998 à 00h00
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC-ex-Zaïre) a autorisé à poursuivre jusqu’au 31 mai prochain la mission d’enquête des Nations Unies sur les accusations de massacres des réfugiés rwandais dans l’ex-Zaïre, a annoncé à Kinshasa le porte-parole de la mission José Diaz. Dans une lettre parvenue samedi au chef de la mission d’enquête, le juriste togolais Atsu Koffi Amega, le ministère congolais du Plan autorise les enquêteurs des Nations Unies à poursuivre sans conditions leur travail jusqu’au 31 mai, a indiqué M. Diaz. Le gouvernement du président Laurent-Désiré Kabila a ainsi répondu favorablement à la demande du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, de prolonger les investigations en raison des retards occasionnés par de nombreux blocages. La demande de M. Annan, appuyée en octobre dernier par les Etats-Unis, faisait suite au refus des autorités congolaises de voir la mission d’enquête poursuivre ses investigations au-delà du 28 février, date prévue dans les premiers accords avec l’ONU. Les investigations de l’ONU ont commencé réellement le 11 février dernier dans la région des Mbandaka à 600 km au nord-ouest de Kinshasa. En décembre, les experts des Nations Unies n’avaient pas pu mener convenablement leurs activités dans cette région suite aux manifestations hostiles des populations locales. Quatre enquêteurs sont à pied d’œuvre à Mbandaka où ils mènent leur enquête sans difficulté, selon M. Diaz. «L’enquête se déroule sans problèmes dans la région de Mbandaka. Les enquêteurs y séjourneront jusqu’en mars prochain», a-t-il ajouté. Cette enquête dans la région de Mbandaka fait suite aux allégations de massacres de réfugiés rwandais, particulièrement à Wendji, au sud de Mbandaka. La région de Mbandaka constitue la première étape de la mission des Nations Unies destinée à prouver l’éventuelle implication des soldats de l’ancienne rébellion de Kabila dans les massacres de réfugiés rwandais lors de leur progression dans l’ex-Zaïre. Après Mbandaka, les experts des Nations Unies se déploieront librement dans les autres régions de la RDC. Aux termes d’un accord conclu en octobre dernier à Kinshasa avec l’ambassadeur américain aux Nations Unies, Bill Richardson, le président Kabila s’était engagé à garantir la libre circulation des enquêteurs dans les régions susceptibles d’abriter des sites des massacres, après avoir à plusieurs reprises circonscrit l’enquête uniquement dans les régions de l’est. «Pour des raisons logistiques et de sécurité, les enquêteurs ne peuvent pas se déployer en même temps dans toutes les régions», a ajouté M. Diaz. L’équipe d’enquêteurs, qui ne compte que quatre personnes dans la région de Mbandaka, sera renforcée par d’autres experts attendus dans les prochains jours à Kinshasa, a souligné M. Diaz. (AFP)
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC-ex-Zaïre) a autorisé à poursuivre jusqu’au 31 mai prochain la mission d’enquête des Nations Unies sur les accusations de massacres des réfugiés rwandais dans l’ex-Zaïre, a annoncé à Kinshasa le porte-parole de la mission José Diaz. Dans une lettre parvenue samedi au chef de la mission d’enquête, le juriste togolais Atsu Koffi Amega, le ministère congolais du Plan autorise les enquêteurs des Nations Unies à poursuivre sans conditions leur travail jusqu’au 31 mai, a indiqué M. Diaz. Le gouvernement du président Laurent-Désiré Kabila a ainsi répondu favorablement à la demande du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, de prolonger les investigations en raison des retards occasionnés par de nombreux blocages. La demande de M. Annan, appuyée...
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