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Actualités - Chronologie

Suharto souligne les grands soucis de l'année 1997

Le président Suharto a dressé dimanche le bilan de son action à la tête de l’Indonésie en soulignant que «l’année 1997 avait apporté de grands soucis» mais il en a fait retomber la responsabilité sur les forces de la nature et la conjoncture mondiale. L’effondrement de la devise nationale, qui a perdu plus de 70% de sa valeur par rapport au dollar en six mois, est pour lui la cause de la gravité de la crise qui frappe l’Indonésie mais n’est pas la responsabilité du pouvoir. La chute de la roupie, a-t-il ainsi dit, est la conséquence, «beaucoup plus sévère que prévue, de l’impact de l’unification de l’économie mondiale». Durant plus d’une heure, d’un ton et d’une voix fermes, sans hésiter ni trébucher, le président Suharto, 76 ans, a lu son discours lors de l’ouverture de l’Assemblée Consultative du Peuple, l’instance suprême de l’Indonésie, qui le reconduira dans moins de 10 jours pour un septième mandat de 5 ans à la tête du pays. Cette performance, pour un homme de son âge et que l’on dit malade, a illustré le contrôle total qu’il exerce toujours sur le pays, 32 ans après être arrivé au pouvoir à la suite de troubles sanglants qui ont fait un demi-million de morts. «Je»... reste président Ayant souvent recours au «je» de la première personne du singulier, le président Suharto n’a laissé aucune prise aux spéculations selon lesquelles il envisageait de s’effacer, à court terme, derrière un successeur de son choix. Parmi «les grands soucis de l’année 1997», le président Suharto a cité «les accidents qui se sont succédé sur terre, en mer et dans le ciel» faisant ainsi référence aux divers séismes, éruptions volcaniques, naufrages, inondations et crashs aériens qui ont endeuillé l’Indonésie au cours des douze derniers mois. Il a aussi nommément cité «la sécheresse» et «le fait que des incendies se soient déclarés» comme les facteurs qui ont entraîné une baisse de la production alimentaire. Mais le «le plus dur, a ajouté le président Suharto, a été la tempête monétaire qui a frappé la région». Alors que «nos fondamentaux étaient alors plutôt bons», a affirmé le président Suharto, «notre roupie s’est dépréciée hors de toutes raisons comme de nombreux experts l’affirment». Pour sortir d’une crise qui «peut devenir globale», le président Suharto a indiqué qu’il nécessitait du Fonds monétaire international «de nouveaux concepts plus appropriés». Et il a explicitement indiqué que pour stabiliser la devise nationale, il envisageait la possibilité d’adopter un directoire financier, un système de taux fixe de change que le FMI, comme les sept pays les plus industrialisés, estime inadapté à l’Indonésie dans les conditions actuelles. Le président Suharto a souligné «l’extrême importance qu’avait la restauration de la confiance», mais n’a donné aucune indication qu’il envisageait de procéder aux réformes politiques que des voix de plus en plus nombreuses, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Indonésie, réclament. Au contraire, le président a fait porter l’augmentation de la tension politique «sur le fait que certains n’avaient pas encore assez de maturité pour mettre la démocratie en pratique» et sur «le mauvais usage qu’ils faisaient de la liberté et de l’ouverture». (AFP)
Le président Suharto a dressé dimanche le bilan de son action à la tête de l’Indonésie en soulignant que «l’année 1997 avait apporté de grands soucis» mais il en a fait retomber la responsabilité sur les forces de la nature et la conjoncture mondiale. L’effondrement de la devise nationale, qui a perdu plus de 70% de sa valeur par rapport au dollar en six mois, est pour lui la cause de la gravité de la crise qui frappe l’Indonésie mais n’est pas la responsabilité du pouvoir. La chute de la roupie, a-t-il ainsi dit, est la conséquence, «beaucoup plus sévère que prévue, de l’impact de l’unification de l’économie mondiale». Durant plus d’une heure, d’un ton et d’une voix fermes, sans hésiter ni trébucher, le président Suharto, 76 ans, a lu son discours lors de l’ouverture de l’Assemblée...